
Jeux paralympiques
Montréal, 7 septembre 2008 – Le paracycliste québécois Jean Quevillon a eu l’honneur de décrocher la première médaille du pays aux Jeux paralympiques de Pékin, dimanche, après avoir obtenu le bronze à la poursuite individuelle sur piste.
L’athlète de Sainte-Adèle a pour ce faire d’abord pris le troisième rang des qualifications dans la catégorie CP3 (paralytiques cérébraux). Ce classement lui a permis d’accéder au duel pour la médaille de bronze, qu’il a gagné face à l’Espagnol Maurice Far Eckhard.
Le Britannique Darren Kenny, qui a amélioré le record mondial en qualifications, a facilement remporté l’or après avoir pris un tour au Coréen Yong-Sik Jin, qui a ainsi mis la main sur l’argent.
« Ça fait plusieurs années que je voulais avoir une médaille aux épreuves sur piste. J’ai gagné mon pari. J’ai de la misère à exprimer ce que je ressens. C’est beaucoup de travail », a mentionné Quevillon, qui en est à ses troisièmes Jeux paralympiques.
« (Eckhard) était plus fort que moi les autres années, mais c’est moi le meilleur des deux cette année », a-t-il poursuivi, remerciant son entraîneur au passage. « Je suis très content d’avoir Eric Van den Eynde comme coach. Il m’a aidé beaucoup. »
Le Québécois prendra part à deux autres compétitions sur piste dans les prochains jours : le kilomètre et le sprint par équipe, avec Éric Bourgault (LC2) et Mark Breton (LC1).
Toujours aux épreuves de poursuite individuelle, mais chez les tandems, Daniel Chalifour et son guide Alexandre Cloutier ont atteint leur toute première finale paralympique et terminé en quatrième place.
Troisièmes des qualifications, ils ont été battus dans le duel pour la médaille de bronze par les Australiens Bryce Lindores et Steven George, qui les ont devancés de 1,545 seconde.
Stéphane Côté et son guide Pierre-Olivier Boily ont quant à eux fini au 10e échelon des qualifications. Ils utilisaient cette course surtout comme entraînement pour leurs compétitions sur route.
Chalifour, de Mont-Laurier, et Cloutier, de Sainte-Foy, qui ont été réunis en 2007 seulement, participeront au kilomètre lundi, tout comme Côté, de Québec, et Boily, de Sherbrooke.
Geneviève Ouellet, de Québec, et Mathilde Hupin, de Bromont, ont pour leur part pris le sixième rang du kilomètre en tandem, améliorant leur record grâce à un chrono de 1 min et 15,639 s.
Fait intéressant, plusieurs marques personnelles des paracyclistes canadiens, réalisées en altitude aux derniers Championnats panaméricains, sont tombées dimanche.
Rédaction : Éric Gaudette-Brodeur
Note du webmestre :
Mathieu Laberge, qui est à Sportcom depuis les début de l'Agence, n'y travaille pas pendant pendant les paralympiques, car quelqu'un de très futé l'a recruté à titre d'attaché de presse de l'équipe canadienne de paracyclisme.
Voici ce que Mathieu racontait aux amis aujourd'hui au sujet de la médaille de bronze de Jean Quevillon.
« Pour ceux et celles qui ne connaissent pas Jean, il court dans la catégorie CP3. Au début de la vingtaine, il était comptable et, en traversant une rue, il s’est fait frapper par une voiture. S’en suit alors un long coma et une période de réadaptation physique de 10 ans où il a dû réapprendre à marcher et à parler.
Aujourd’hui âgé de 45 ans, Jean en est à ses troisièmes Jeux paralympiques et a remporté une médaille de bronze à la poursuite 3000 m.
Après une belle course en préliminaire, il a de nouveau assuré en finale pour le bronze. Dans le passé, il lui est souvent arrivé de manquer de concentration (à cause des séquelles laissées à la suite de son accident), mais pas cette fois. À l’arrivée, Johnny Boy (comme le surnomment ses coéquipiers) était complètement exténué et avait même de la difficulté à marcher. J’ai même dû le soutenir un peu pour l’aider à marcher dans la zone mixte, où attendent les journalistes pour questionner les athlètes. C’est là qu’il a pu reprendre son souffle et revenir au naturel, c’est-à-dire, moqueur, tout en ne ratant pas une occasion pour chanter la pomme aux filles qui étaient là pour recueillir ses commentaires. Le nouveau médaillé de bronze a galamment fait deux baises-mains, ce qui a fait bien vite rougir les jeunes Chinoises qui en ont rapidement perdu leur anglais.
Et ça, ce n’était rien. Vous auriez dû voir les hôtesses lors de la cérémonie de remise de médailles. Il était vraiment content notre Jean, deux fois plutôt qu’une !
Félicitations Jean ! »
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