
Athlète de la semaine Sportcom
Montréal, 28 février 2008 – Le Tour cycliste de Californie, présenté la semaine dernière, a été faste pour Dominique Rollin : une victoire d’étape remportée en solo dans des conditions météo exécrables et un titre de meilleur sprinter. À la suite de cette performance, l’athlète de Boucherville mérite donc le titre de l’athlète Sportcom de la semaine du 25 février.
À sa première participation à cette prestigieuse compétition présentée dans le Golden State, le cycliste de 25 ans a fait tourner bien des têtes en démontrant sa polyvalence, tant dans les étapes de montées que dans les arrivées au sprint massif.
En arrivant en Californie, le rôle du Québécois était clair : être le dernier à mettre la table pour le sprint final de son coéquipier Ivan Dominguez. L’abandon du Cubain à la mi-tour a toutefois ouvert la porte à Rollin, qui a su profiter de l’occasion pour ravir le maillot vert.
« Cela a été un heureux concours de circonstances d’avoir remporté le maillot vert. Lorsque j’étais en échappée, j’étais le seul à batailler pour les sprints intermédiaires, car j’avais déjà des points accumulés au classement. Ça m’a donc permis de me bâtir une bonne avance. Par la suite, j’ai fait preuve de constance dans les sprints finaux, où on donne plus de points, en terminant toujours dans le top-8. Je n’ai pas encore le sprint et la force pour être devant le calibre qu’il y avait à cette compétition, mais ça va venir. Une chose est sûre : ce fut un tour mémorable ! »
L’an dernier, Rollin avait mis la main sur les maillots verts de meilleur sprinter des compétitions par étapes de la FDB Insurance Ras (Irlande) et du Jayco Herald Sun (Australie), en plus de terminer deuxième au classement des sprinters du Tour du Missouri… derrière Ivan Dominguez.
L’école du sprint
Afin de rejoindre les meilleurs sprinters de la planète, Rollin a profité de sa participation au Tour de Californie pour se mesurer à de grosses pointures dans le milieu, que ce soit l’ex-champion du monde, le Belge Tom Boonen, ou l’Argentin Juan Jose Haedo. Première constatation de Rollin : ça roule vite. Très vite.
« Dans le leadout (ndlr : préparation du sprint dans les derniers kilomètres) de la dernière étape, nous roulions à 65 km/h. Disons que je vois plus souvent ces vitesses sur mon compteur dans des descentes que sur le plat. À cette vitesse, je croyais que la ligne d’arrivée était plus proche qu’elle ne l’était en réalité. Je me suis rendu compte qu’avec l’adrénaline, le dernier kilomètre d’une étape qui se termine au sprint massif est vraiment plus long et ça paraît une éternité. Sur le plat, ma vitesse maximale a été de près de 70 km/h. »
La préparation d’un sprint est un travail d’équipe. Tour à tour, les coéquipiers des sprinters désignés roulent à pleine vitesse pour ensuite passer le relais à un autre coéquipier jusqu’au sprinter, qui sera le dernier de l’équipe à batailler pour la victoire. Même s’il n’a pas signé de victoire au sprint, Rollin n’avait que de bons mots envers ses coéquipiers.
« Ils ont vraiment très bien travaillé pour faire en sorte que je sois bien placé. Ils ont fait un job incroyable, même si le trois quarts d’entre eux ont été malades. Je suis extrêmement reconnaissant envers eux. Il y en avait même un qui fait 103 degrés (Fahrenheit) de fièvre un soir et le lendemain il était sur son vélo. Ça prouve que ce sont des gars sur qui on peut compter et j’espère leur rendre la pareille prochainement. »
« Mon coéquipier Henk Vogels a énormément d’expérience et il m’amenait sur un plateau pour le sprint, a-t-il poursuivi. Après, je n’avais plus qu’à livrer la marchandise. Il m’a très bien positionné à l’étape de samedi, sauf que je suis parti un peu trop tôt. »
Tout en puissance
The Horse (le Cheval). C’est le surnom de Rollin trouvé par ses coéquipiers lors d’un camp d’entraînement. À un test de puissance de wattage, le champion canadien 2006 a réussi à développer 746 Watts pendant une minute, soit l’équivalent d’un cheval-vapeur, d’où l’origine de ce surnom.
« Tout le monde se donne des surnoms dans l’équipe, alors ça ne me dérange pas vraiment », raconte le principal intéressé en riant.
La saison 2008 est encore très jeune et le résultat décroché par Rollin est de niveau à lui assurer un contrat pour 2009. Ne comptez toutefois pas sur lui pour se la couler douce au cours des mois à venir.
« Je ne veux pas tomber dans un piège où je vais m’asseoir sur mes lauriers. C’est le résultat d’une journée parmi tant d’autres. La saison ne fait que commencer et le but est de continuer sur cette lancée », conclut celui qui espère que ses résultats obtenus en Californie réussiront à convaincre l’Association cycliste canadienne de soumettre son nom au Comité olympique canadien en vue des Jeux olympiques de Pékin.
Rédaction : Mathieu Laberge
page mise en ligne par SVP

vélo
ski de fond
plongeon
Consultez
notre ENCYCLOPÉDIE sportive