Grand prix de Fourmies

François Parisien meilleur grimpeur
et coureur le plus combatif

Montréal, 10 septembre 2006 – L’histoire se répète, mais elle est agréable à lire. Le cycliste François Parisien (TIAA-CREF) a remporté le maillot du meilleur grimpeur, en plus du prix du coureur le plus combatif, dimanche, au Grand prix de Fourmies, une compétition UCI 1.1 hors catégorie, qui se déroulait dans le Nord de la France. Parisien a terminé dans le peloton principal de cette course de 210 kilomètres qui a été remportée par le Belge Philippe Gilbert (Française des Jeux). (Ndlr : les résultats officiels n’étaient pas disponibles au moment d’écrire ces lignes.)

L’équipe américaine du coureur québécois a obtenu une invitation spéciale à cette compétition relevée et Parisien n’allait pas rater pareille occasion. Dès le 20e kilomètre, il s’est porté à l’attaque. « Je voulais tester mes jambes un peu et une fois en haut du vallon, nous étions 25 en échappée. C’est une de mes meilleures courses à vie », a indiqué celui qui a profité d’une semaine de vacances avant l’épreuve.

Le groupe des 25 fugitifs a roulé en tête pendant une vingtaine de kilomètres avant que les coureurs de l’équipe Unibet, la seule qui ne comptait aucun coureur dans l’échappée, ramènent le peloton sur le groupe de tête. C’est à ce moment que Parisien a choisi de contre-attaquer. « Je me suis retrouvé avec une avance de 200 m seul et dans le vent. J’ai pensé un instant que les autres devaient rire de moi ». Peu de temps après, Stéphane Pétilleau (Jean Floc’h) a rejoint le Québécois.

Les Davitamon-Lotto ont alors organisé la chasse pour préserver les chances de leur sprinter vedette Robbie McEwan, mais ils ont finalement lancé la serviette après une vingtaine de kilomètres.

« Nous avons roulé à bloc durant vingt kilomètres et par la suite, nous sommes partis dans un raid de 150 kilomètres pour finalement être rejoints à 6 kilomètres de la fin, de poursuivre l’ancien champion canadien. Avec 30 kilomètres à faire, nous avions 3min 30s d’avance. Nous pensions que c’était limite, mais faisable », a soutenu l’athlète de 24 ans, qui a eu jusqu’à 11 minutes d’avance à la mi-course.

Même si Parisien a raté son coup pour la victoire d’étape, il a une fois de plus démontré qu’il n’était plus qu’un simple figurant dans les épreuves du Pro Tour présentées en sol français.

En plus des deux maillots, meilleur grimpeur et coureur le plus combatif, Parisien a haussé sa notoriété sur le vieux continent. « Maintenant, quand je vais attaquer, les gens vont commencer à me suivre un peu plus. Ça sera plus difficile de m’échapper, mais c’est bon pour l’équipe. La course d’aujourd’hui était présentée en direct à la télé et j’ai pu montrer mon maillot pendant quatre heures, alors c’est super bon », a-t-il précisé.

En fin d’entrevue Parisien, a tenu a exprimer ses condoléances à la famille et aux proches d’Émilie Mondor, décédée samedi dans un accident de la route. Originaire de Repentigny, le cycliste avait croisé la coureuse de Mascouche à quelques reprises dans sa jeunesse lors de diverses compétitions d’athlétisme.

Rédaction : Mathieu Laberge


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