Tour de Beauce

La dernière étape à Pinfold, le général à Kobzarenko

Montréal, 18 juin 2006 – L’Ukrainien Valeriy Kobzarenko (Navigators) a réussi à conserver le maillot jaune de meneur à l’issue de la sixième et dernière étape du Tour de Beauce pour remporter l’édition 2006 su Tour, dimanche, à St-Georges. L’Ontarien d’origine Andrew Pinfold de la formation Symmetrics a terminé premier l’étape de 132 kilomètres en devançant au sprint son partenaire d’échappée Will Frischkorn (Tiaa-Cref). Bruno Langlois (Équipe canadienne, à 50s), de Rimouski, a été le meilleur Québécois avec une sixième place.

Au classement général, l’Ouzbek Sergey Lagutin, coéquipier de Kobzarenko termine deuxième à 15 secondes, tandis que l’Américain Danny Pate (Tiaa-Cref), suit en troisième place à 18 secondes. Christian Meier (Symmetrics, à 11min 00s) est le meilleur Canadien en 22e place et Mathieu Roy (Garneau Optik, à 22min 30s) est le meilleur Québécois au 31e rang.

Dès le départ de la course, quatre coureurs ont pris la fuite dont le Québécois François Parisien (Tiaa-Cref). Le quatuor a été rejoint au sommet de la cinquième des douze ascensions du la longue montée de la 120e rue par un groupe de huit coureurs.

Le nouveau groupe de 12 a creusé son avance sur le peloton principal jusqu’à 2min 10s au 54e kilomètre. Par la suite, le groupe a continué à accélérer le rythme pour créer une cassure, mais Parisien et Langlois faisaient toujours partie des meneurs. Les coureurs ont ensuite été rejoints par Will Frischkorn et Bryan Smith, tous deux de Tiaa-Cref au kilomètre 105. À la onzième et avant dernière ascension de la 120e rue, Andrew Pinfold se portait à l’attaque et seul Frischkorn a été en mesure de répondre. Les deux coureurs ont maintenu leur avance jusqu’à la toute fin.

« Je peux mourir maintenant! Ç’a toujours été un rêve pour moi de remporter une étape au Tour de Beauce », a soutenu la vainqueur, qui a crié sa joie en franchissant le fil d’arrivée. « J’aimerais remercier mon coéquipier Jacob Erker parce qu’il m’a permis de conserver mes énergies durant l’échappée. Quand les gars de Tiaa-Cref nous ont rejoints, je me suis dit que c’était le temps d’attaquer. »

« Je savais que j’étais meilleur au sprint (que Frishkorn) et je pensais qu’il m’attaquerait dans la dernière montée, mais j’ai mieux grimpé que lui, a poursuivi Pinfold dans un excellent français. L’an passé, nous avons connu beaucoup de succès en Beauce et nous ne pensions pas être en mesure de les répéter après un début de Tour difficile. Mais aujourd’hui (dimanche), ç’a été une journée de rêve pour l’équipe. »

Chaque médaille a deux côtés et François Parisien a été incisif à propos le comportement du vainqueur qui a devancé son coéquipier Frischkorn.

« Je déplore quand le coureur qui gagne n’a pas travaillé de la journée. Il (Pinfold) n’a pas pris un relais et il a laissé travailler son coéquipier. Il n’a rien foutu de la course et il disait qu’il n’était pas bien, alors qu’il était très frais. Il nous a bien eus. Ce n’est pas une façon de gagner une course et la victoire, il faut la mériter. Jamais je ne ferais une chose comme ça. En ce qui me concerne, je n’ai plus aucun respect pour ce coureur. Ce n’est pas une façon de courir selon moi. »

Bruno Langlois était du même avis que son ancien coéquipier chez Volkswagen-Trek.

« Celui qui a gagné n’a pas pris un relais. Ils étaient deux de l’équipe dans l’échappée et théoriquement, ils devaient assumer le travail tous les deux. Il (Pinfold) faisait comme s’il ne se sentait pas bien. Personne n’a rien dit et il a attaqué par la suite. J’aurais aimé finir sur le podium de l’étape d’aujourd’hui, mais si certains avaient été corrects dans l’échappée, ça aurait peut-être changé les choses. En tout cas, j’aime mieux finir sixième que de gagner sans avoir pris un foutu relais… »

Parisien, qui n’a pas terminé l’épreuve, était toutefois plus d’entrain lorsqu’est venu le temps de commenter sa course de dimanche.

« Notre but était de les faire travailler (Navigators) le plus possible pour les fatiguer et faire en sorte que Danny (Pate) puisse tenter quelque chose à la fin. À la mi-course, quand nous nous sommes aperçus qu’ils contrôlaient très bien, nous avons changé nos plans et avons décidé d’y aller pour la victoire d’étape. Ils ont temporisé l’avance de l’échappée et ils ont été brillants, comparativement à la deuxième étape. Ils ont visiblement appris de leurs erreurs », a-t-il conclu, satisfait de sa prestation et de celle de son équipe au Tour de Beauce.

Quant au vainqueur du Tour, il a mentionné ne pas avoir été inquiété par les nombreuses échappées qui ont ponctué la dernière étape.

« Tout était parfait parce qu’il n’y avait personne de dangereux au général dans l’échappée, a expliqué Kobzarenko », qui sera de retour dans son pays d’origine la fin de semaine prochaine afin de participer aux championnats nationaux. « L’équipe ne pensait pas à la victoire d’étape, mais elle voulait conserver le maillot jaune. Je remercie mon équipe d’avoir cru en moi durant le Tour et maintenant, je suis prêt à travailler pour n'importe lequel de mes coéquipiers. »

Rédaction : Mathieu Laberge


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