Tour de Californie

Une dernière montée difficile pour Perras et Dionne

Montréal, 24 février 2006 – La dernière montée de la cinquième étape du Tour de Californie s’est avérée vendredi une rude épreuve pour les cyclistes Dominique Perras et Charles Dionne, qui ont terminé respectivement en 64e et 71e positions.

Tout s’est assez bien déroulé pour les deux Québécois au début de la course, longue de 170 kilomètres mais la dernière montée, de catégorie 1, leur a été fatale. L’Américain George Hincapie (Discovery Channel) a inscrit la victoire d’étape, pour la deuxième fois durant ce Tour. Il a rapporté un chrono de trois heures, 52 minutes et deux secondes, devant l’Allemand Fabian Wegmann (Gerolsteiner) et l’Américain Christopher Horner (Davitamon-Lotto).

Le maillot jaune de leader est resté sur les épaules de l’Américain Floyd Landis (Phonak Hearing Systems), qui affiche un temps cumulatif de 16.29.40, en avance seulement de 29 secondes sur son compatriote David Zabriskie (Team CSC).

Perras (Kodak Gallery/Sierra Nevada) s’est classé dans le groupe qui a franchi la ligne d’arrivée un peu plus de six minutes après le vainqueur. Dionne (Saunier Duval-Prodir) s’est amené dans le groupe suivant, à 6 :24 du gagnant.

Pour les deux athlètes, la dernière montée a été un défi impossible. Perras d’abord : « Je voulais être agressif en début de course et j’étais dans l’échappée principale de la journée. On était une dizaine de coureurs. J’ai misé beaucoup d’énergie là-dessus. Après 50 kilomètres, c’est revenu groupé. Dans la dernière montée, j’avais laissé beaucoup d’énergie et je n’ai pas été capable de résister. J’ai levé le pied. Pour arriver à suivre les 15 ou 20 meilleurs durant la montée, il aurait fallu que je m’économise durant toute la journée… et encore là, j’en suis pas certain. J’ai simplement aidé mon coéquipier Ben Jacques-Maynes à bien se positionner. J’ai lancé mes munitions en début de course mais le nombre de mes cartouches était limité.

« Ce qui n’est pas anormal dans les circonstances. En février, je ne vais pas m’attendre à pouvoir tenir le rythme avec des professionnels qui se sont mieux préparés que moi durant l’hiver. Il y a ici des coureurs qui terminent dans les 10 premiers au Tour de France. Mais c’est extraordinaire d’être ici et de faire la course. C’est très bien organisé, il fait beau et il y a beaucoup de spectateurs », a dit Perras.

Et Dionne de raconter : « J’avais comme mission d’être dans la première échappée et c’est ce que j’ai fait. Nous étions sept ou huit coureurs mais nous n’avions pas beaucoup d’avance. On s’est fait reprendre et il y a eu une autre échappée. Les choses se sont corsées à 20 kilomètres de l’arrivée où nous attendait une montée de sept kilomètres, de catégorie 1. Après trois kilomètres, je n’étais plus capable de suivre le rythme. C’est là que ça s’est joué. J’ai terminé finalement dans un groupe de cinq coureurs, pas très loin du peloton de tête », a souligné le cycliste de St-Rédempteur qui précise ne pas avoir été embêter outre mesure par la chute qui, la veille, lui avait éraflé tout le côté droit.

« Non, c’est plutôt ma jambe gauche qui me donne du fil à retordre de ce temps-ci. Je suis loin de fonctionner à 100 pour cent de mes moyens. C’est plus difficile pour moi. J’ai hâte de passer l’examen médical prévu dans deux semaines. Ça fait des années que j’ai des symptômes que quelque chose ne va pas. Ça peut aller à vitesse modéré mais quand je tire fort, ça fait mal. Je ne sais pas ce que j’ai exactement. Ce n’est pas plaisant, je n’ai pas l’habitude de faire les choses à moitié. Je tente de rester positif », a souligné Dionne, qui se rendra en Espagne après la présente compétition. Dionne et Perras ont tous deux fait remarquer que pour l’étape numéro 6, ils seront en terrain connu, les deux Québécois s’étant souvent entraîné dans la région de Ventura. De Santa Barbara à Thousand Oaks, la sixième étape est longue de 144 kilomètres.

Lyne Bessette : rien de cassé
Par ailleurs, au Tour de Geelong, présenté en Australie, au lendemain d’une chute lors de la quatrième et dernière étape, Lyne Bessette nous a fait savoir qu’elle ne s’était pas fracturée la clavicule, contrairement à ce que rapportaient hier les comptes-rendus des sites Web Cyclingnews et Velonews. Cela ne devrait donc pas remettre en question sa participation aux Jeux du Commonwealth qui s’amorceront le 15 mars, à Melbourne, en Australie.

Rédaction : Jean-Pierre Boisvert


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