
Tour de Californie
Montréal, 20 février 2006 – Les cyclistes québécois Charles Dionne, Dominique Perras et Martin Gilbert ont tous franchi la ligne d’arrivée de la première étape du Tour de Californie dans le même temps que le vainqueur, l’Argentin Juan José Haedo de l’équipe Toyota United Pro, lundi, à Santa Rosa.
En fait, les 111 premiers coureurs ont été crédités d’un chrono de 3 heures, 14 minutes et 13 secondes au terme des 129,1 kilomètres parcourus entre Sausalito et Santa Rosa, au nord de San Francisco. Dionne a affiché le meilleur classement des représentants de la Belle Province, avec une 13e place, tandis que Perras et Gilbert ont respectivement terminé aux 43e et 64e rangs.
L’Américain Levi Leipheimer (Gerolsteiner) a réussi à conserver la tête du classement général, devançant ses compatriotes Bobby Julich (CSC) et George Hincapie (Discovery Channel) par 5 et 6 secondes. Perras occupe le 92e échelon en retard de 38 secondes, Gilbert est 104e à 51 secondes de Leipheimer et Dionne se classe 112e à 1 minute et 1 seconde du meneur.
La course, disputée sous le soleil et par une température d’environ 15 degrés Celsius, a été plutôt lente selon les dires de Dionne. « Après les deux montées, dès le départ, la course a été contrôlée par l’équipe de Leipheimer, a-t-il expliqué. Vers le 90e kilomètre, il y a eu une autre montée et ça roulé vraiment fort pendant quelques kilomètres. Ça s’est terminé au sprint. Ç’a été le chaos dans les derniers kilomètres. »
« Dans le dernier virage, il aurait fallu que je sois un peu plus en avant, a admis le cycliste de 26 ans. J’avais vraiment une bonne vitesse. Ça rentrait au poste mon affaire, mais je suis parti d’un peu trop loin. J’aurais aimé ça faire mieux, mais ce n’est pas si mal étant donné la qualité du peloton qu’il y a ici. »
Malgré sa bonne performance, l’athlète de Saint-Rédempteur était inquiet après cette première étape. « Ça ne va vraiment pas dans les montées. J’ai des problèmes avec ma jambe gauche. Je vais rencontrer le médecin de mon équipe. Je ne sais pas ce que j’ai, mais il y a définitivement un problème. »
Perras a quant à lui travaillé pour Gilbert. « Je me sentais quand même assez bien, a-t-il indiqué. Je suis resté en avant. Dans le sprint final, j’ai essayé de remonter Martin plusieurs fois. À deux ou trois kilomètres de l’arrivée, j’ai laissé (les sprinteurs) aller parce que ce n’était pas mon rôle de prendre des chances. Je ne voulais pas risquer de perdre du temps. Je suis resté loin des problèmes. »
Le cycliste de Saint-Lambert comptera sur les étapes de montagnes pour tenter une échappée et enlever une victoire d’étape. « Je vais commencer à être agressif à partir de la quatrième étape », a-t-il confirmé.
Gilbert a de son côté joué de malchance. « Mon objectif était de bien me positionner pour faire un bon sprint, ce que j’ai été capable de faire avec l’aide de Dominique. Jusqu’à un kilomètre de l’arrivée, je me situais environ dans les dix premiers. Mais il y a presque eu une chute d’un coureur de l’équipe T-Mobile. Le gars n’est pas tombé, mais ça s’est accroché devant moi. Ma vitesse a alors été coupée d’à peu près 15 ou 20 km/h. À ce moment-là, j’ai baissé d’une trentaine de places. »
L’athlète de Châteauguay s’est montré philosophe en entrevue. « C’est sûr que c’est plate parce que c’était une bonne étape pour un coureur comme moi. Mais un sprint, c’est toujours un paquet de facteurs. Ça prend (entre autres) un peu de chance et un bon positionnement. »
La deuxième étape sera disputée entre Martinez et San José sur une distance de 152,7 kilomètres.
Rédaction : Éric Gaudette-Brodeur
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