
Montréal, le 9 mai 2004 — La Montréalaise Manon Jutras a pris le troisième rang du Grand Prix cycliste de Saint-Salvy de la Balme, en France, en plus de mettre la main sur le maillot de « reine de la montagne ». Jutras a été devancé par ses compatriotes Leah Goldstein, qui a remporté l’épreuve de 75 km, et Nicole Demars.
« Je suis partie très tôt en échappée, vers le deuxième kilomètre, a indiqué Jutras. Une Française a pris ma roue, puis mes deux compatriotes sont venues nous rejoindre. Après la troisième boucle, nous avons vu que nous n’étions plus que les trois Canadiennes qui, pour l’occasion, portaient toutes les couleurs de l’équipe locale de Limoux. Nous avons donc décidé de travailler ensemble et de partager les honneurs, soit le maillot de reine de la montagne, de meilleure sprinteuse (Demars) et la victoire de la course. »
« Pour moi, cela termine bien mon séjour d’entraînement en France. Je suis la reine de la montagne de Saint-Salvy », a conclu en riant la Québécoise, qui sera de retour au pays mardi.
La prochaine course de Jutras sera la Coupe du monde de Montréal, où elle retrouvera ses coéquipières de l’équipe professionnelle S.A.T.S.
Dominique Perras termine 17e en Angleterre
Le Québécois a croisé le fil d’arrivée dans un peloton de quelques coureurs se battant pour la 11e position. « Je suis un peu déçu, parce que je n’ai pas réussi à terminer parmi les dix premiers. Je venais ici pour obtenir mon dernier critère du Comité olympique canadien, qui était justement de terminer parmi les dix premiers, a expliqué Perras.
« Je savais qu’il y avait dix coureurs dans le groupe devant, qui est parti à une quarantaine de kilomètres de l’arrivée. Et comme je sais compter, je savais que de terminer 11e ne me servirait à rien, a-t-il dit en riant. J’ai donc chassé autant que j’ai pu, mais je n’ai jamais pu rattraper le groupe. Cela aurait sûrement été plus facile de travailler en équipe », a ajouté Perras qui, pour cette course, faisait cavalier seul avec son maillot de champion canadien sur le dos.
Le coureur de 30 ans aura encore l’occasion d’obtenir ce dernier critère, qui lui permettrait d’être dans le bassin d’athlètes pouvant être retenus pour les Jeux olympiques. « Il me reste les courses à Philadelphie et le Grand Prix de Beauce, où j’ai d’ailleurs terminé parmi les dix premiers l’an passé », a conclu Perras, qui retrouvera ses coéquipiers de l’équipe Ofoto en sol américain.
Rédaction : Christian Jutras
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