Course de la Paix

L’étape la plus dure de la carrière de Charles Dionne

Montréal, le 12 mai 2003 — « Je viens de terminer une étape de 179 km, presque cinq heures de vélo, ça montait ou ça descendait, y avait jamais de plat, sans doute l’étape la plus dure depuis que je fais du vélo », a raconté Charles Dionne au terme de la quatrième des neuf étapes de la Course de la Paix.

De sa chambre d’hôtel à Walbrzych, en Pologne, le cycliste Charles Dionne parle d’une voix fatiguée. « Je suis pas mal magané. J’ai terminé à 33 minutes du vainqueur dans un des pelotons de la fin. Ce fut une course très exigeante. Il y avait huit Grand Prix de la montagne, c’est dire l’importance des montées. Deux de celles-là étaient de huit kilomètres. Mais tout ça m’aidera pour des compétitions dans quelques semaines. C’est sûr que c’est une grande expérience. Les coureurs ici sont de haut calibre », d’expliquer Dionne.

L’autre Québécois présent dans cette course, Dominique Perras (Flanders-Iteamnona), a lui aussi trouvé ça assez éprouvant. « Dans les quatre premiers Grand Prix, j’étais là. Mais je me suis fais rattrapé par une trentaine de coureurs par la suite. Aujourd’hui, je dirais que c’était une question de survie. Je me motivais en pensant au Grand Prix de Beauce. Je veux faire un bon résultat en Beauce au mois de juin et c’est avec cette idée-là en tête que j’ai gardé ma détermination », a-t-il indiqué.

Dionne et Perras n’ont pas perdu de temps à analyser l’étape de mardi : la 5e étape, une course de 215 km. « Ce sera long, ont-ils fait remarquer tous les deux, mais si le vent n’est pas trop contre nous, ça ira.

Selon Perras, le fait que deux coureurs sont déjà en avance avec une priorité de huit minutes sur le troisième au classement général, cela pourra engendrer quelques poussées qui pourraient favoriser les deux Québécois.

« L’important, d’ajouter Dionne, c’est de bien récupérer ce soir. Après une bonne, levée à 7h45, déjeûner à 8h, transfert à 9h30 et début de la course à 11h15. C’est comme ça à tous les jours, ça laisse pas beaucoup de temps pour faire du tourisme, quoique, en vélo, y a toujours de quoi à voir », a-t-il dit comme pour se consoler.

Rédaction : Jean-Pierre Boisvert


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