Classique Sea Otter

Jeanson s’empare du maillot jaune au sprint

Montréal, le 9 avril 2003 — Geneviève Jeanson a poursuivi sur sa lancée victorieuse mercredi, lors de la première étape de la Classique Sea Otter à Monterey, en Californie. Trois jours seulement après sa victoire à la Classique Redlands, Jeanson a mis la main sur le maillot jaune de meneuse au terme d’une épreuve sur route de 61 km, disputée sur un parcours étroit et sinueux.

Au sprint final, la Québécoise de l’équipe Rona/Esker a eu le meilleur sur l’Américaine Dede Demet-Barry (T-Mobile), deuxième, et sa compatriote Lyne Bessette (Saturn), troisième. Les trois cyclistes ont toutes terminées avec le même temps, mais Jeanson a obtenu une bonification de dix secondes en raison de sa victoire, comparativement à six secondes pour Demet-Barry et quatre pour Bessette.

« Je suis bien contente que cela se soit terminé au sprint, a indiqué cette dernière après l’épreuve. Cela veut dire que la course (pour la première place) est encore ouverte. C’est beaucoup plus intéressant que d’avoir quelqu’un qui se serait échappé dès la première étape. Les prochaines course seront encore plus intéressantes ainsi », a ajouté Bessette.

La course chez les hommes a été ponctuée de quelques incidents. À tel point que les coureurs se sont arrêtés, avant la mi-course, pour discuter de la sécurité du circuit avec les organisateurs. Les coureurs déploraient l’étroitesse du parcours et soutenaient que des collisions avec des automobiles avaient été évitées de justesse. D’un commun accord, il a été décidé que seulement un coureur par équipe prendrait part au sprint final, que les bonifications de temps ne seraient pas accordées et que les bourses rattachées à l’étape seraient remises à une oeuvre de charité. Dans tout cet imbroglio, la victoire et le maillot jaune sont allés à l’Américain Michael Sayers (Health Net).

« Ce n’est pas la course la plus sécuritaire que j’ai vue, mais au moins il n’y a pas eu d’incident chez les femmes », a admis Bessette, lorsque questionnée sur la sécurité du parcours. « La plus grosse différence entre la course des gars et la nôtre, c’est que nous étions deux fois moins nombreuses qu’eux. Ils étaient près de 150 et nous, pas plus de 70 », a-t-elle conclu.

Manon Jutras, coéquipière de Bessette chez Saturn, a terminé au 14e rang à huit secondes des meneuses.

Jeudi, la deuxième étape consistera en un contre-la-montre de 12 km, tant pour les hommes que pour les femmes.

Rédaction : Christian Jutras


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