
Tour de Georgie
Henk Vogels toujours en jaune et Dominique Perras dans le peloton
Montréal, le 24 avril 2003 — Pour une première fois cette saison, les coureurs de l’équipe cycliste Saturn n’avaient pas à défendre le maillot de meneur d’un des leurs. Jeudi, lors de la deuxième étape du Tour de Georgie qui reliait Macon et Colombus sur 199 kilomètres, l’Italien Moreno Dibiase (Formaggi Pinzolo) a été le premier à franchir l’arrivée au sprint massif. Déçu de sa 45e place la veille, Charles Dionne (Saturn) a été dans les prétendants à la victoire d’étape pour finalement terminer au quatrième rang. L’autre Québécois en lice, Dominique Perras (Flanders-IteamNova), a complété la journée dans le peloton principal (son classement officiel n’était pas disponible au moment d’écrire ces lignes.)
Grâce à sa troisième place, l’Australien Henk Vogels (Navigators) conserve le maillot jaune de meneur avec une priorité de 4 secondes sur Chris Horner (Saturn) et de 5 secondes sur Nathan O’Neill (Saturn).
Durant cette deuxième étape, Dionne a aidé Horner à remporter un sprint de bonification permettant même à l’Américain d’être leader virtuel du tour avant la fin de l’épreuve. Un peu plus tard, c’était au tour de Horner de rendre la pareille à son coéquipier.
Alors qu’en temps normal le peloton attend les dix derniers kilomètres pour mettre la table à l’intention des sprinters qui vont batailler dans les derniers mètres, les coureurs avaient plutôt décidé d’amorcer les hostilités avec encore une vingtaine de bornes à faire. « C’était pas mal rock’n’roll !, d’indiquer Dionne. Mes coéquipiers Mark McCormack et Chris Horner ont fait un super travail, mais avec 800 m à faire, Chris a eu une crevaison à sa roue arrière. »
À cet instant, Dionne roulait derrière son coéquipier et a dû le contourner par la gauche en sortant du caniveau, où il se trouvait. « Tu passes où tu peux. Ça passe ou ça casse et nous étions là car il n’y avait pas d’autre place où passer. Ce n’est pas si pire comme résultat. L’an dernier, cette quatrième place aurait été un bon résultat, mais cette année, ce n’est pas suffisant. Au moins, nous avons réussi à fatiguer l’équipe Navigators. »
« Notre équipe n’a pas de sprinter alors notre rôle est plutôt limité jusqu’à maintenant », a pour sa part indiqué Dominique Perras. « Jusqu’à maintenant, le parcours est peu propice aux attaques car après chaque montée, le peloton peut facilement revenir en avant lors des descentes. Pour l’étape de samedi, celle de montagne, mon coéquipier Allan Iacuone sera à surveiller. »
L’étape de vendredi, un parcours vallonné de 222 kilomètres, sera présentée entre Pine Mountain et Rome.
Rédaction : Mathieu Laberge
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