Grand Prix cycliste de Montréal

Les Québécois font leurs preuves de différentes façons

Montréal 9 septembre 2018 - Hugo Houle (Astana), Adam Roberge (équipe canadienne) et Charles-Étienne Chrétien (équipe canadienne) étaient tous dans l’échappée qui aura survécu pendant plus des trois quarts de la course. Non, on ne parle pas ici d’une étape des Mardis cyclistes de Lachine, mais bien du Grand Prix cycliste de Montréal disputé dimanche où l’Australien Michael Matthews a signé une autre victoire après celle de Québec vendredi.

Le coureur de la formation Sunweb imite donc son compatriote Simon Gerrans (BMC), qui avait lui aussi réussi le doublé aux épreuves québécoises en 2014. Matthews a devancé l’Italien Sonny Colbrelli (Bahrain-Merida) et le Belge Greg Van Avermaet (BMC). Le vainqueur s’est dit fier d’avoir réussi cet exploit alors que Gerrans était au Québec pour une dernière fois, lui qui prendra sa retraite à la fin de la saison.

Comme à Québec, Guillaume Boivin (Israel Cycling Academy) l’épreuve de Montréal a eu des allures de rédemption pour le meilleur canadien du jour, 19e au classement.

James Piccoli (équipe canadienne, Mont-Royal) est 58e, Adam Roberge (équipe canadienne, Prévost) 99e, Nickolas Zukowsky (équipe canadienne, Sainte-Lucie) 100e et Hugo Houle (Astana, Sainte-Perpétue) 102e. Pier-André Côté (équipe canadienne, Saint-Henri-de-Lévis) et Charles-Étienne Chrétien (équipe canadienne, Amos), qui prenait part à la première course World Tour de sa jeune carrière, ont posé pied avant la fin.


photo : Guy Maguire

Boivin en grande forme
« L’an passé, j’ai fini cette course en me disant que c’était la course la plus difficile que j’ai faite. Aujourd’hui (dimanche), je me sentais plus fort dans les bosses que l’an passé. À la fin, il me manquait un peu de jus pour finir, car j’étais pas trop mal placé au demi-tour, sauf que les jambes n’étaient plus vraiment là pour faire le sprint », a commenté Boivin, le visage marqué par l’effort.

L’ancien médaillé de bronze des Championnats du monde des moins de 23 ans a vu sa saison être coupée en deux à la suite d’une fracture d’un tibia. Déjà que de remonter en selle contre les meilleurs était une victoire en soi, ses résultats obtenus font naître en lui de grands espoirs pour la prochaine saison.

« Je suis bien heureux et je vais construire là-dessus. C’est la première fois que j’arrive pour la gagne à Montréal, alors je ne me plaindrai pas. Avec ça, tu peux commencer à rêver un peu. Chapeau à Hugo et aux gars qui ont roulé fort en avant, car ç’a paru derrière. Et j’espère que Clément a apprécié d’en haut le spectacle qu’on lui a donné », a conclu le Montréalais en faisant référence à Clément Ouimet, le jeune cycliste frappé mortellement par une voiture l’automne dernier sur la voie Camillien-Houde.

En échappée, pas juste pour montrer le maillot
Comme ce fut le cas à Québec, l’échappée avait une forte saveur canadienne avec la présence des recrues Adam Roberge et Charles-Étienne Chrétien qui ont rapidement dû faire le choix à savoir s’ils voulaient sauter ou non dans le train qui était en marche. Hugo Houle est rentré un peu plus tard sur le groupe de tête au deuxième tour dans la descente du mont Royal et le quintette a pu commencer à œuvrer pour creuser un écart qui allait monter jusqu’à 5 minutes 40 secondes.

Le Canadien Nigel Ellsay (Rally) et le Britannique Owain Doull (Sky) étaient aussi du groupe qui est demeuré en tête du 2e au 13e des 16 tours du parcours du mont Royal. Chrétien s’est fait décrocher du groupe dans la 11e ascension de la montagne.

« Être devant, c’était le plan et nous avons réussi à avoir un bel écart, a souligné Houle. Nous avons accéléré avec 4-5 tours à faire et le gars de la Sky roulait fort et c’était pour mettre de la pression sur les autres équipes. J’ai donné tout ce que j’avais et je n’avais pas de super jambes aujourd’hui et j’ai souffert pas mal. Je suis content d’avoir été en avant. Les gars de l’équipe nationale ont bien roulé. Sur une course comme Montréal, quand tu prends l’échappée, tu sais que ce sera compliqué d’aller jusqu’au bout. »

Roberge a fait preuve d’une belle ténacité, peut-être assez pour attirer l’attention d’équipes à la recherche de jeunes coureurs, lui qui est sans contrat pour la saison 2019. Satisfait, il a aussi vanté le travail de son jeune coéquipier Chrétien.

« C’était une super belle journée et je ne peux pas être plus reconnaissant que ça! Tout le monde m’encourageait. C’était vraiment dur, mais en même temps, c’était vraiment incroyable! Tout le monde (dans l’échappée) ridait super bien et Charles-Étienne a vraiment tout donné pour être sûr que je me rende le plus loin possible. Je veux le remercier pour ça. J’ai deux ans de plus que lui et en première année senior, je n’aurais jamais été capable de faire ça. Il a tout un potentiel! »

L’équipe canadienne n’a pas encore annoncé la composition de l’équipe qui sera des prochains Championnats du monde, mais Guillaume Boivin a eu cette réponse lorsqu’on lui a demandé s’il sera présent à Innsbruck à la suite de ses deux belles prestations aux Grands Prix québécois.

« Ils auraient dû attendre après la fin de semaine pour faire la sélection des Championnats du monde », a conclu le Montréalais.

Rédaction : Mathieu Laberge

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