Tour d’Italie

« J’ai appris que lorsque j’ai mal aux jambes,
je peux rouler encore 2 heures de plus!» – Hugo Houle

Montréal, 29 mai 2015 – Une grosse commande attendait les 165 cyclistes encore en lice au départ de la 19e étape du Tour d’Italie. Au menu du jour, 236 kilomètres, départ à Gravellona Toce et arrivée au sommet à Cervinia, le tout pour un dénivelé total de 4800 mètres.

À trois jours de compléter le premier Grand Tour de sa carrière, Hugo Houle (AG2R – La Mondiale) a franchi l’arrivée en 105e place dans un groupe de 29 coureurs qui a accusé un retard de 44 minutes 47 secondes.

« C’est du grand n’importe quoi! Après la première heure, nous roulions à 50 km/h de moyenne. Les Astana se sont mis à rouler les 150 premiers kilomètres jusqu’au pied du col (Saint-Barthélemy). Les deux autres cols, c’était très, très, très long! » a expliqué Houle dont la voix trahissait les efforts consentis pendant cette étape où il a passé un peu plus de 7 heures en selle.

L’Italien Fabio Aru (Astana) a signé une victoire en solo, lui qui a semé le Canadien Ryder Hesjedal (Cannondale – Garmin) dans le dernier tiers de l’ascension finale, une montée de 19 kilomètres avec une pente moyenne de 5%. Le Britanno-Colombien et vainqueur du Giro 2012 a terminé deuxième à 28 secondes du gagnant du jour.

La victoire d’Aru, provisoirement deuxième au général, ne change rien au classement qui est toujours dominé par l’Espagnol Alberto Contador (Tinkoff – Saxo) qui détient une avance de 4 minutes 37 secondes sur l’Italien. Houle est 116e (à 4 h 24 min 9 s) sur 164 participants qui ont rallié l’arrivée.

« C’était l’étape la plus dure du Giro. Si tu n’étais pas dans un bon groupe, tu étais dans le trouble. J’ai appris que lorsque j’ai mal aux jambes, je peux rouler encore 2 heures de plus! Il faut que tu trouves ta motivation. »

Visiblement, l’athlète originaire de Sainte-Perpétue s’est surpassé. Sans dire qu’il était amer, il comprend difficilement pourquoi les organisateurs ont placé une étape aussi ardue en fin de tour.

« Au final, c’est long pour ne pas changer grand-chose (au classement). Un moment donné, il y a des limites à ce que l’on peut faire. (Après la course), j’étais content de m’asseoir dans le bus parce que j’étais tanné. Nous étions tous pareils et nous n’avons pas bougé pendant un bon moment », a poursuivi celui qui estime qu’il pouvait se permettre un retard de 1 heure 20 minutes pour terminer l’étape dans les délais et éviter une disqualification.

L’avant-dernière étape du Giro aura lieu samedi, entre Saint-Vincent et Sestrière sur un parcours de 199 kilomètres, dont le Col Delle Finestre, une montée de 18,5 kilomètres à une moyenne de 9,2%.

« Ce sera beaucoup moins compliqué qu’aujourd’hui (vendredi), car il y aura juste une montée au lieu de trois. Maintenant, je veux me rendre jusqu’au bout. Je n’ai pas le choix. C’était mon objectif principal et je vais me battre. Me rendre à Milan (NDLR : la dernière étape dimanche) serait un très grand accomplissement, car ce sera probablement le Giro le plus rapide de l’histoire. »

Rédaction : Mathieu Laberge

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