Grand prix de Québec

Gerrans s’impose, Houle et Langlois non loin derrière

Montréal, 12 septembre 2014 – Un ennui mécanique survenu à l’avant-dernier tour n’a pas empêché l’Australien Simon Gerrans (Orica-GreenEdge) de devenir le premier athlète à remporter le Grand prix cycliste de Québec pour une deuxième fois, vendredi. Hugo Houle (AG2R-La Mondiale, Sainte-Perpétue), Bruno Langlois (Équipe canadienne, Rimouski) ont respectivement terminé 45e et 51e, accusant 41 secondes de retard sur le gagnant.

Seul en tête avec moins de dix mètres de la ligne d’arrivée, le Néerlandais Tom Dumoulin (Giant-Shimano) se dirigeait vers la victoire lorsque Gerrans a su profiter de sa roue pour le devancer dans les cinq derniers mètres. Le Lituanien Ramunas Navardauskas a complété le podium.

Pierrick Naud (Équipe canadienne), d’Amos, a pris le 130e rang (à 7 min 57 s), tandis qu’Antoine Duchesne (Europcar) a été contraint à l’abandon au huitième des onze tours de l’épreuve de 199 kilomètres.

Comme prévu, Houle a joué son rôle de coéquipier. « De manière générale, je me sentais assez bien. À deux tours de la fin, mon coéquipier Romain Bardet a dû changer de vélo et c’est moi qui ai dû l’aider à revenir en avant. J’étais là au bon moment. J’ai fait mon travail, alors je suis satisfait. Ça progresse! »

Encore présent dans le peloton principal avant la dernière grande ascension du tour final, le Québécois a expliqué s’être fait distancer à cause d’un mauvais positionnement. « Je me suis fait un peu piéger au pied de la Côte de la montagne où j’étais trop loin. Je crois que j’avais la forme pour être dans le premier groupe », a poursuivi celui qui se sent d’attaque et confiant pour le parcours montréalais de dimanche.

Ennuyé par une tendinite au genou droit qui s’est développée à la suite d’une chute survenue au Eneco Tour, Antoine Duchesne avait gardé cette blessure secrète dans ses entrevues d’avant-course.

« Je ne voulais pas parler à l’avance d’une possible contre-performance, car on ne sait jamais comment ça peut se passer. J’ai ressenti de la douleur dès le début de la course. Je le sais depuis deux semaines et je m’attendais à faire deux tours. Je suis content, car j’ai au moins réussi à aider l’équipe jusqu’à trois tours de la fin en plus de placer Cyril (Gautier) au pied de la Côte de la montagne à tous les tours. »

L’athlète qui fêtait son 23e anniversaire a avoué qu’il n’aurait pas pris le départ de l’épreuve si la course n’avait pas été disputée à Québec. « Je n’ai pas pensé à moi, ni à mon genou. J’avais des coéquipiers qui avaient des chances de gagner et je voulais faire partie de cette équipe », a poursuivi celui qui n’a pas confirmé s’il serait à l’épreuve de dimanche.

Questionné sur sa première saison européenne chez les professionnels, l’athlète originaire de Saguenay avait le sentiment du devoir accompli. « J’ai réussi à gagner la confiance des coureurs et des gérants. Malgré les malchances, j’ai beaucoup appris, je suis très content et j’ai hâte à la prochaine saison », a conclu celui qui poursuivra chez Europcar en 2015.

Le film de la course
Yukiya Arashiro (Europcar), Moreno Moser (Cannondale), Jan Polanc (Lampre-Merida) et Dennis Van Winden (Belkin) ont pris la fuite dès le tour initial et ils se sont rapidement forgé une avance de près de 2 minutes. Échangeant les relais de façon fluide et efficace, les fugitifs ont profité de ce bon de sortie pour creuser un écart qui est monté jusqu’à près de 9 minutes.

L’écart a commencé à se rétrécir après trois tours, notamment sous l’impulsion du Néo-Brunswickois Christian Meier (Orica-GreenEdge) qui a fait une bonne partie du travail de chasse pendant un long moment. L’écart a continué de fondre comme neige au soleil et Moser a été le premier des quatre fuyards à se faire larguer dans la huitième ascension de la Côte de la montagne.

Les trois survivants de cette échappée ont finalement été rejoints tout juste avant d’amorcer le neuvième tour. Peu de temps après, un groupe de cinq coureurs a pris la fuite pour être ensuite rejoint par cinq autres coureurs. Ce nouveau groupe de 11 s’est forgé une avance d’une trentaine de secondes pour finalement être rattrapé dans le Vieux-Québec, à environ 3 kilomètres de l’arrivée.

« Je suis très fier et heureux d’être de retour en forme après un gros printemps et un Tour de France difficile », a mentionné Gerrans qui portait également le maillot de champion d’Australie lors de sa victoire à Québec en 2012. « Tom (Dumoulin) a commencé son sprint tôt. Il y a eu une hésitation dans le groupe et j’ai su que je devais y aller moi aussi. »

L’Australien a-t-il cru que sa journée de travail était terminée lorsqu’il a connu son ennui mécanique dans l’avant-dernière montée de la Côte de la Montagne? « J’ai été chanceux, car la voiture d’équipe était en deuxième place. J’ai changé vélo tout de suite et un coéquipier m’a ramené. Je pensais que c’était fini, car ça roulait vite. Lorsque nous avons rattrapé l’échappée, j’ai cru que j’avais à nouveau une chance de gagner. »

Les athlètes seront de retour en action dimanche, à Montréal.

Rédaction : Mathieu Laberge

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