Coupe du monde

Hugo Houle s’accroche et termine son premier Paris-Roubaix

Montréal, 13 avril 2014 – Hugo Houle a franchi une nouvelle étape dimanche en complétant son premier Paris-Roubaix, une course du World Tour de 257 kilomètres surnommée « L’enfer du Nord ».

L’éprouvante classique, dont 50 kilomètres sont en pavés de pierre, a été remportée par le Néerlandais Niki Terpstra (Omega Pharma-Quick Step) en 6h 09 min 01 s. Il est devenu le premier cycliste des Pays-Bas en 13 ans à s’imposer à Roubaix. C’est une attaque lancée à six kilomètres de l’arrivée qui a permis à Terpstra de distancer ses principaux rivaux.

Un groupe de neuf cyclistes, mené par l’Allemand John Degenkolb (Team Giant-Shimano), a franchi l’arrivée 20 secondes plus tard. Le Suisse Fabian Cancellara (Trek Factory Racing), champion en 2013, a fini troisième. Quant à Hugo Houle (AG2R La Mondiale), il a conclu au 142e rang, à 27 minutes 46 secondes du vainqueur dans sa journée qui a été marquée par deux crevaisons.

Son coéquipier français Sébastien Turgot a obtenu le meilleur pour AG2R La Mondiale en terminant 14e, à 47 secondes de la tête.

« C’était difficile! Il n’y a pas eu de pluie une semaine avant la course, alors la poussière montait encore plus », a expliqué le cycliste de 23 ans en entrevue à Sportcom. « Mon travail était de travailler pour Damien Gaudin et de le remonter vers l’avant du peloton. Deux secteurs avant celui de la trouée de la forêt d’Arenberg, j’ai fait une crevaison. J’ai pu revenir et traverser la forêt dans le peloton avant de crever à nouveau au secteur suivant. »

Ne pouvant plus suivre son plan initial, Houle avait un nouvel objectif : rallier l’arrivée au vélodrome de Roubaix. « Je me suis accroché pour finir, mais je suis déçu d’avoir crevé à des moments importants, car j’avais de bons feelings. N’empêche, ça demeure un bon apprentissage et j’ai déjà des repères pour l’année prochaine. C’est un beau défi de passer à travers ce défi-là! », a ajouté le cycliste originaire de Sainte-Perpétue.

Alors, c’est comment rouler en enfer? « Les pavés sont assez brutaux et bien plus mauvais qu’en Belgique, ce qui fait que ça brasse encore plus. C’est aux biceps où j’ai eu le plus mal. Les vibrations sont dures pour le dos, sauf qu’à la fin, tu ne les sens plus. Tu fais juste rouler. C’est un beau défi de passer à travers ça! »

De son côté, Antoine Duchesne (Europcar) a fait partie des 46 concurrents qui n’ont pas rallié la ligne d’arrivée.

« Ma première présence à cette course ne s’est pas déroulée comme je le souhaitais. Après le secteur pavé numéro 20, j’ai foncé dans un poteau sur le bord de la route. Ç’a cogné fort sur une jambe et je devrai être au repos pour quelques jours », a résumé Duchesne sur les réseaux sociaux.

Rédaction : Julie Roy et Mathieu Laberge

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