Dasha Gaïazova pourra repartir à zéro

Montréal, 3 décembre 2008 – Après deux années où les résultats n’étaient pas à la hauteur de ses attentes, la fondeuse Dasha Gaïazova sait maintenant pourquoi sa forme physique était rarement à son sommet : elle est atteinte de la maladie cœliaque.

Cette maladie est une intolérance au gluten, une protéine qui se trouve dans les aliments à base de céréales. À cause de ce problème, la fondeuse assimilait mal divers éléments tels l’acide folique, le calcium, le fer et les nutriments. Évidemment, ces lacunes nutritionnelles ont eu une influence directe sur ses performances sportives, ce qui peut expliquer en partie pourquoi elle a été déclassée de l’équipe nationale pour la présente saison.

« Quand j’ai appris la nouvelle, c’était un choc, mais en même temps, je commençais à trouver des réponses à mes problèmes de fatigue et de mes faibles taux de fer dans le sang », a expliqué Gaïazova en entrevue à Sportcom. « Je n’étais jamais constante dans mes courses et après avoir passé plusieurs tests, on a finalement trouvé ce que j’avais. C’était donc une bonne nouvelle pour moi ! »

La fondeuse a donc dû dire adieu au pain et aux pâtes, ce qui est loin d’être évident lorsque l’on est une athlète qui pratique un sport d’endurance. Heureusement pour elle, la Montréalaise peut compter sur les conseils de la nutritionniste Monique Waterreus, une ancienne membre de l’équipe canadienne de ski de fond. Qui plus est, cette spécialiste a elle aussi la maladie cœliaque. On peut donc parler d’un match parfait.

« Elle me dit exactement ce que je peux manger et elle m’a très bien préparée pour ce changement. Je vois déjà une différence dans mes entraînements en intensité. Toutefois, je devrai quand même être patiente parce que mon corps doit s’adapter. Je suis de plus en plus forte à chaque semaine et mon objectif sera d’être en santé à presque cent pour cent à la fin décembre, tout juste avant les Coupes du monde présentées au Canada (à la mi-janvier). »

« Cet automne, Dasha n’avait jamais aussi bien skié techniquement, mais lorsqu’elle faisait des intervalles, elle n’allait pas aussi vite que prévu », a expliqué son entraîneur Luc Germain. « En fait, c’est même surprenant qu’elle ait obtenu de tels résultats depuis deux ans dans sa condition. Maintenant, je suis très optimiste. »

Rédaction : Mathieu Laberge


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