Tout le monde parle... d'Alex Harvey

À l'aube de sa troisième participation aux Jeux olympiques, le fondeur Alex Harvey arrivera à Pyeongchang en tant que champion du monde au 50 kilomètres style libre. La saison 2016-2017 a été la meilleure de sa carrière ou, en plus de son titre mondial, il a terminé troisième au classement final de la Coupe du monde. Entretien avec celui qui est déjà le meilleur fondeur canadien masculin de l'histoire avant même décrire les derniers chapitres de sa carrière.

Q : Plusieurs athlètes internationaux ont une certaine notoriété après leur carrière. Tu la vis pendant ta carrière sportive, en plus de tes études en droit. Comment jongles-tu avec cela ?

R : Je jongle bien avec ça, J'ai quelqu'un qui m'aide depuis plusieurs années, Denis Villeneuve, qui agit à titre d'agent et qui gère les demandes de commanditaires, des médias ou autres demandes d'organismes de charité. ll gère ma carrière dans tout ce qui est à l'extérieur du sport et ça m'aide beaucoup, ce qui fait en sorte que ce n'est pas trop stressant pour moi. C'est juste du positif.

Q : Est-ce que tes horaires d'entraînement sont parfois déplacés ou modifiées pour combler les demandes ? R : Nous nous y prenons à l'avance pour planifier, alors nous pouvons ajuster l'entraînement en conséquence. La clé, c'est que ça ne doit pas empiéter sur l'entraînement.

Q: Est-ce que tu as des privilèges au cause de ton statut de personnalité publique ? R : C'est dur à dire (rire gêné). Quand on va au resto, ma copine réserve à mon nom et des fois on nous offre l'apéritif ou des choses comme ça.

Q : Est-ce qu'il y a des aspects que tu aimes moins dans cette notoriété ? R : Pas vraiment, il ne faut pas que je fasse le fou en public, sauf que je ne suis pas ce genre de personne. Maintenant, je me fais reconnaître plus régulièrement. Les qens me regardent une deuxième fois et même s'ils ne me parlent pas, je sais qu'ils me reconnaissent. Ça ne me cause pas de problème, mais je vois comment ça pourrait en être un si je n'avais pas de retenue en public (rires).

Q: Être une personnalité publique, est-ce que cela t'a permis de réaliser des choses ou de rencontrer des gens que tu n,aurais pas pu rencontrer, comme à des émission de télévision par exemple ?

R : Je ne cours pas après les émissions de télévision. Je reçois beaucoup d'invitations, comme des jeux télévisés par exemple, et on dit non à la plupart parce que ce serait trop pendant ma période d'entraînement.

Q : Est-ce qu'il y a une reconnaissance qui t'a particulièrement touchée ?

R : Le printemps dernier, j'ai eu droit à une belle ovation à l'Assemblée nationale et c'était bien spécial. C'était bien touchant de voir tous les élus du Québec se lever pour m'applaudir. Rencontrer le premier ministre, les deux leaders d'opposition et les députés d'un peu partout c'était vraiment cool ! J'y suis allé parce que lorsque le gouvernement t'invite, tu y vas. Mais pour les autres occasions, je ne cours pas après ça, j'aime mieux me concentrer sur mon entraînement.

Q : Cette notoriété, comment la vis-tu en Scandinavie où ton sport est très populaire ? Est-elle différente que ce que tu vis au Québec ?

R : C'est arrivé un petit peu plus rapidement là-bas. J'ai participé à quelques émissions de télévision et à des entrevues. Maintenant, je suis reconnu de la même façon au Québec.

Q : À ton retour des championnats du monde, tu t'es rendu à l'usine de Cascades et c'est vrai que les employés t'ont accueilli comme faisant partie de la famille ?

R : Oui et Cascades ç'a toujours été ça aussi. C'est une grosse entreprise, mais autant le président que les frères Lemaire, ce sont des gens qui ont toujours été proches de leurs employés. lls gèrent `ca comme une grosse famille et c'est cool !

Q : Tu es un des rares athlètes de haut niveau à faire du ski de fond tout en poursuivant des cours universitaires. Pourquoi selon toi ?

R : Il faut être en mesure de le faire. L'Université Laval accepte que mon parcours scolaire soit plus lonq que les autres. Dans ma famille, ç'a toujours été important pour mes parents que nous poursuivions nos études et j'y prends aussi du plaisir parce que ça me permet de me changer les idées. Ça me permet aussi de rencontrer des gens normaux et ne pas être juste dans ma bulle et de garder les deux pieds sur terre.

Q : Quel est le meilleur conseil que tu donnerais à un jeune athlète qui veut poursuivre ses études tout en pratiquant son sport aux plus hautes sphères ?

R : Planifier. Il faut rencontrer les responsables de l'institution scolaire et leur expliquer ton plan de carrière et de voir ce qu'ils peuvent faire pour t'accommoder afin qu'il n'y ait pas de surprise.

Q : Si tu voulais convaincre quelqu'un qui n'aime pas l'hiver d'essayer le ski de fond, que lui dirais-tu ?

R : Bien s'habiller. Je pense qu'il n'y a pas de mauvaise température, juste un mauvais habillement. Si tu n'aimes pas l'hiver, c'est peut-être parce que tu n'as juste jamais été bien habillé pour en profiter. Le ski de fond est un sport que tu peux pratiquer toute ta vie, qui travaille tous les muscles du corps et qui te met en forme. C'est plaisant de découvrir et d'explorer de nouveaux endroits. Glisser sur la neige, ça donne un sentiment de liberté. C'est quelque chose que l'on ne peut pas retrouver dans beaucoup de sports.

En rafale
Q : Quelle est la voiture de tes rêves?
R : Une Porsche 911 Carrera.

Q : Ton humoriste préféré?
R : Martin Matte.

Q : Ton artiste musical préféré?
R : Drake.

Q : Joues-tu d’un instrument de musique? Sinon, lequel aimerais-tu jouer?
R : Non. De la guitare.

Q : Quelle est la chose pour laquelle tu as le moins de talent?
R : Jouer d’un instrument de musique. J’aime les arts, mais j’ai de la difficulté à créer.

Q : Ton émission de télé ou web préférée?
R : Suits.

Q : Des vacances à la montagne ou à la plage?
R : À la plage.

Q : Qu’est-ce que tu détestes le plus au monde?
R : Des vols d’avion annulés ou retardés.

Q : Si tu pouvais prendre la place de quelqu’un d’autre pour 24 heures, ce serait qui et pourquoi?
R : Je prendrais la place du pilote de Formule 1 Lewis Hamilton. J’aimerais vivre l’adrénaline du pilotage, mais aussi voir le travail de préparation de la voiture.

Q : Si tu pouvais rencontrer une personne, vivante ou décédée, qui ce serait? Et pourquoi?
R : Barack Obama. C’est une personne qui a donné beaucoup à son pays et qui a changé une situation difficile aux États-Unis lorsqu’il est entré en poste (NDLR : la crise économique de 2008). Il a l’air de quelqu’un d’extraordinaire et j’aimerais écouter ce qu’il a à dire.

Q : La première chose que tu fais en te levant le matin?
R : Je déjeune.

Q : Le dernier livre que tu as lu?
R : Shantaram, de Gregory David Roberts.

Q : Ton surnom?
R : Harv.

Rédaction : Mathieu Laberge

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