Coupe du monde

« C’était très frustrant! » - Alex Harvey

Montréal, 6 février 2016 – Alex Harvey n’a pas connu la journée qu’il espérait samedi, au 50 kilomètres style classique en départ groupé de la Coupe du monde d’Oslo, en Norvège. Classé 20e de l’épreuve disputée au mythique stade Holmenkollen, le Québécois a une fois de plus connu des problèmes de fartage.

Le Norvégien Martin Johnsrud Sundby a encore démontré qu’il était le meilleur fondeur de la planète, lui qui cumule 11 victoires cette saison, incluant celle au Tour de ski. Sundby a stoppé le chrono à 2 heures 8 minutes 41,9 secondes, devançant son compatriote Niklas Dyrhaug (à 18,8 secondes). Le podium fut complété par le Russe Maxim Vylegzhanin (+1 minute 5,4 secondes).

« C’était très frustrant! On a vraiment des problèmes de fartage cette année et aujourd’hui ce n’était pas différent », a commenté l’athlète de Saint-Ferréol-les-Neiges qui a accusé un retard de 5 minutes 49 secondes sur Sundby.

« On ne sait pas trop ce qui se passe, mais on manque le bateau. Il y a quelque chose qu’on ne fait pas bien. Aujourd’hui (samedi), c’était une neige très mouillée et chaque fois qu’on a eu ça cette année, on manque notre coup complètement. C’est très, très frustrant pour toute l’équipe. Les techniciens travaillent d’arrache-pied, mais on ne réussit pas à avoir du bon matériel. »

Également en action, les Canadiens Devon Kershaw et Graeme Killick ont respectivement terminé au 23e et 30e rang.

À la recherche d’une solution
Avec ses 114 ans d’histoire, le 50 km disputé dans la capitale norvégienne est toujours prisé des athlètes. L’équipe canadienne avait donc prévu le coup afin de mettre toutes les chances de son côté afin qu’Harvey répète l’exploit de son père Pierre, vainqueur en 1988, et qui était devenu le premier non-Européen à remporter cette course.

« J’étais confiant. On sait qu’à la fin de l’année en Scandinavie c’est toujours des conditions de fartage difficiles. On a amené huit farteurs pour trois gars. C’est plus que d’habitude et on avait prévu le coup au mois de mai quand on a fait la planification de la saison. (Le problème), ce n’est pas le manque de main-d’œuvre, mais peut-être le manque d’expertise. Je ne sais pas… Je trouvais que mes skis allaient bien, mais c’est toujours en se comparant aux autres que tu peux vraiment le savoir. C’est ça la compétition. »

En début d’épreuve, l’athlète de 27 ans a dû puiser dans ses réserves pour demeurer dans le groupe de tête.

« Tu ne peux pas faire ça indéfiniment. Le truc, c’est d’être capable de relaxer sur la première moitié de course pour sauver de l’énergie jusqu’à la fin. Mais, quand tu n’as pas les bons skis, si tu relaxes au début, tu perds déjà le groupe en partant. Je perdais le groupe dans les descentes, je revenais dans les montées, mais je dépensais trop d’énergie. J’ai déjà été sur des podiums au 50 km et j’ai déjà eu de bons résultats sur ce parcours. Je sais comment skier, mais je ne pouvais pas faire ça aujourd’hui. »

Il reste trois épreuves en sol européen avant que le circuit se déplace pour la première édition du Ski Tour Canda qui s'amorcera au début mars à Gatineau.

« Ça va faire du bien de revenir au pays parce que c’est dur mentalement de se relever (des problèmes de fartage) étant donné que c’est arrivé souvent cette année. »

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