Athlète Sportcom de la semaine

Alex Harvey de retour en force… comme prévu!

Montréal, 10 janvier 2013 – En accumulant les bons résultats au récent Tour de ski, le fondeur Alex Harvey mérite le titre de l’Athlète Sportcom de la semaine du 7 janvier. Dans les six étapes auxquelles il a pris le départ, il s’est classé quatre fois dans les six premiers, dont une fois troisième.

Sa troisième place, l’athlète de Saint-Ferréol-les-Neiges l’a obtenue à l’avant-dernière étape du Tour, un 15 kilomètres style classique en départ de masse, présenté à Val di Fiemme, en Italie, où seront disputés les prochains Championnats du monde, en février.

En pause quelques jours sur la Côte d’Azur avant de reprendre le collier à la Coupe du monde de La Clusaz, en France, la semaine prochaine, Alex dresse un bilan positif de son premier véritable test cette saison.

De retour sur la bonne voie
« Nous ne nous attendions pas à des résultats exceptionnels en début de saison. Nous voulions commencer à être dans le coup au Tour de ski. À l’exception de l’étape de 35 kilomètres, où j’ai eu un pépin dans ma récupération pour l’étape du lendemain, tout a bien été », souligne-t-il.

Dans les minutes précédant le départ de la quatrième étape, la porte de l’autobus de l’équipe canadienne est restée coincée, ce qui a forcé les athlètes à prendre le départ des 35 kilomètres reliant Cortina et Toblach (Italie) dans des vêtements déjà humides à la suite de leur échauffement. Des conditions loin d’être idéales pour des athlètes de haut niveau qui pratiquent un sport d’hiver à l’extérieur.

« J’ai eu vraiment froid pendant la course. Toutefois, le pire a été après l’épreuve, alors que j’ai dû me soumettre à un contrôle antidopage. Mes vêtements secs étaient encore dans l’autobus et je suis resté dans mes vêtements de course à grelotter pendant une trentaine de minutes. »

Contrairement à l’habitude, le départ et l’arrivée de cette course n’étaient pas au même endroit, ce qui a fait en sorte que le personnel technique de l’équipe était dispersé le long du parcours et qu’il n’a pu rapidement fournir de vêtements secs à Harvey.

Provisoirement 12e à la veille de l’étape finale du Tour, Alex savait déjà depuis longtemps qu’il ferait l’impasse sur la dernière course qui compte la redoutable montée de l’Alpe Cermis, longue de 3,7 kilomètres, où les sections les plus pentues sont inclinées à 28 %.

La raison de ce forfait est la mauvaise circulation sanguine dans une artère de sa jambe gauche. Si le skieur peut s’accommoder de ce problème en temps normal, ce n’est pas le cas dans l’ascension d’une côte aussi longue et aussi pentue, où l’athlète est limité pour donner un effort maximal.

« Je ne peux juste pas monter cette côte en forçant et c’est frustrant! »

En avril dernier, le fondeur avait rencontré plusieurs médecins spécialistes, dont sa mère, et il avait donc été décidé qu’il ne participerait pas à l’ultime étape du Tour de ski, en concertation avec les entraîneurs Louis Bouchard et Justin Wadsworth.

Un pas en arrière pour mieux avancer
Au cours des deux dernières semaines, Alex a su faire oublier un début de saison qui n’était pas à la hauteur de ses attentes. Fait plutôt rare pour l’athlète de 24 ans, il a fait l’impasse sur le skiathlon de l’étape de la Coupe du monde de Canmore, à la mi-décembre, une épreuve qu’il affectionne particulièrement. Le but était de bien refaire le plein d’énergie en prévision du Tour de ski.

« C’était la décision à prendre, explique le principal intéressé. J’ai pris trois jours complets de repos, ce que je ne fais même pas pendant l’été! C’était drastique et je savais que je serais un peu rouillé avant de reprendre l’entraînement, mais que tout serait ensuite correct. J’ai bien rebondi et nous avions une dizaine de jours devant nous avant le début du Tour. »

Beau prélude en vue des Championnats du monde
Alex et les meilleurs fondeurs de la planète seront de retour à Val di Fiemme, le mois prochain, dans le cadre des Championnats du monde. Pour une première fois depuis qu’il skie chez les seniors, il aura une couronne à défendre, soit celle du sprint par équipe.

En 2011, le Québécois et Devon Kershaw avaient médusé la foule norvégienne aux mondiaux d’Oslo en battant les favoris locaux au final de l’épreuve qui était disputée en style classique. Le mois prochain, le sprint par équipe sera cette fois en style libre.

« Oui, il y aura une petite pression, sauf qu’en même temps, nous avons déjà participé aux Jeux olympiques à la maison. Nous ne devrons rien faire de spécial et juste skier comme d’habitude sans nécessairement répéter ce qui nous avions fait à Oslo. Peu importe que ce soit en classique ou en pas de patin, ce format de course nous convient bien », croit Harvey.

La station italienne située dans les Dolomites a souvent souri au jeune fondeur dans le passé, lui qui y a décroché des deuxième et cinquième places aux autres éditions du Tour de ski. « Les parcours sont difficiles : les montées sont longues et à pic, mais on peut ensuite bien récupérer. Là-bas, la bouffe est bonne et il fait souvent beau. C’est facile de bien se sentir à cet endroit. »

Toujours en vue des mondiaux, les récentes prestations des fondeurs canadiens permettent de croire qu’un podium au relais sera à leur portée. En effet, le Torontois Len Valjas s’est révélé au Tour de ski en terminant troisième au sprint libre de Val Müstair (Suisse) et deuxième au 15 kilomètres classique, tout juste devant son coéquipier québécois.

L’Albertain Ivan Babikov s’est aussi surpassé à la dernière étape du Tour, ce qui lui a permis de finir au septième rang du classement final. Pour sa part, et même s’il n’a pas connu un début de saison à tout casser, Devon Kershaw a tous les atouts pour connaître de belles performances aux prochains mondiaux.

« Le relais des Championnats du monde, on y pense. Déjà, en début de saison, à l’étape de Gällivare (Suède), nous avions terminé cinquièmes et il nous n’étions vraiment pas à notre meilleur niveau de forme. En février, lorsque tout le monde sera à son apogée, nous aurons une belle chance de médaille », explique Alex, ajoutant que le relais n’entrera pas en conflit dans l’horaire de ses autres courses, contrairement à ce qui s’était produit aux mondiaux de 2011.

Rédaction : Mathieu Laberge

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