Coupe du monde

Le relais canadien 17e d’une course âprement disputée

Montréal, 11 janvier 2006 – Les Canadiennes sont loin d’être satisfaites de leur 17e place obtenue à la Coupe du monde de Ruhpolding en Allemagne. Les biathloniennes se consolent toutefois en se répétant : « vaux mieux que ça arrive ici qu’aux Jeux olympiques ».

Les Russes ont gagné le relais 4x6 km grâce à leur performance irréprochable au tir. Une seule des compétitrices russes a utilisé une balle supplémentaire lors d’un pas tir. Cette performance quasi parfaite a permis à la Russie de devancer l’Allemagne d’un dixième de seconde, les Russes stoppant le chrono à 1 heure 19 min 29 s 80/100. La Slovénie a fini troisième à 1 min 27,3 s des gagnantes.

Le manque de précision au tir aura coûté cher à l’équipe canadienne formée des Québécoises Martine Albert et Marie-Pierre Parent et des Albertaines Zina Kocher et Sandra Keith. Au total, les Canadiennes ont dû effectuer trois boucles de pénalité (en raison de trois cibles ratées), en plus d’utiliser dix balles supplémentaires. « Ce n’est pas notre meilleur relais de la saison », a reconnu Albert, la plus expérimentée du groupe. « On ne peut se permettre de faire des boucles de pénalités pour être compétitive et aujourd’hui, ce sont nos deux meilleures (Kocher et Parent) au relais qui ont fait des boucles alors on n’a pas à leur en vouloir. Et je le répète, vaux mieux que ça arrive maintenant. Un relais, c’est un relais et c’est une bonne course, un bon entraînement », a relativisé l’athlète rimouskoise qui n’a eu besoin que d’une balle supplémentaire pour abattre toutes ces cibles. « Pour moi, c’est beaucoup mieux que la semaine passée. Je suis contente de la façon dont je me sentais. C’est l’fun de mieux tirer. Je commence à passer à travers le décalage horaire, ça paraît sur mes réactions. »

Marie-Pierre Parent ne pouvait en dire autant. L’athlète originaire de St-Paul-de-Joliette a raté deux cibles. « J’ai tourné en rond aujourd’hui », a-t-elle lancé à la blague en parlant des boucles supplémentaires de ski qu’elle a dû effectuer en raison de ses tirs ratés. « Ç’a commencé avant même la compétition. Lorsque j’ai fait des tests pour ajuster ma carabine, j’entendais tout le monde autour de moi. À chaque balle, je perdais ma concentration. » Elle espérait que ça irait mieux en course, mais ça ne s’est pas replacé.

Inscrite pour l’épreuve de sprint disputée vendredi, Parent sait très bien ce qu’elle va faire d’ici là. « Je vais aller tirer ! Tout l’hiver, j’ai bien tiré. J’étais vraiment contente de mon tir. J’avais toujours des 9 sur 10 ou 10/10. Je ne me posais pas de questions, j’étais relaxe. Je n’avais pas besoin de me casser la tête pour savoir si ça allait bien ou pas, ça allait bien et ça finissait là. Demain (jeudi), je vais essayer de retrouver ce feeling-là et oublier celle-là », en parlant de la journée.

Jeudi, le relais masculin est au programme. Le Canada aura une équipe au départ.

Rédaction : Caroline Larose


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