Coupe du monde

Une course rocambolesque pour Jean-Philippe Le Guellec

Montréal, 30 novembre 2006 – À sa première course cette saison, le biathlonien Jean-Philippe Le Guellec a connu une sortie rocambolesque, jeudi, à l’individuelle 20 km de la Coupe du monde d’Östersund (Suède). Le Guellec a terminé au 108e rang de l’épreuve remportée par le Norvégien Öle Einar Björndalen, qui a devancé les Allemands Andreas Birnbacher et Michael Greis.

À noter que Björndalen a raté deux cibles, contrairement à Birnbacher qui a été parfait et Greis, qui n’en a raté qu’une. Le Norvégien a pu combler ce retard de deux minutes, ce qui n’est pas surprenant, lui qui avait terminé premier au 15 km style libre de la Coupe du monde de ski de fond de Gaellivare, il y a moins de deux semaines.

Chez les autres Canadiens, Robin Clegg a terminé 59e (quatre cibles ratées) et David Leoni 76e (cinq cibles ratées).

« La forme était bonne et j’aurais pu faire une bonne course », a expliqué Le Guellec, qui a connu une bonne première moitié de course, où il n’avait raté qu’une cible. Les choses se sont toutefois gâtées en deuxième moitié, où le médaillé de bronze des Championnats du monde juniors de l’an dernier s’est fait surprendre par les courbes dans les descentes.

« Pendant la semaine, ces courbes étaient en neige molle, alors on ne pouvait pas faire de dérapages contrôlés et plutôt faire des pas tournants. J’ai pris pour acquis que ces descentes se prendraient de la même façon aujourd’hui (jeudi). À la mi-parcours, il y avait une grosse descente avec un virage à 90 degrés qui était maintenant extrêmement glacé. Je me suis retrouvé sur les fesses et j’ai glissé sur plusieurs mètres. »

Étonnement, la carabine de Le Guellec ne s’est pas déréglée, ce qui a fait en sorte que l’athlète a pu bien tirer au pas de tir suivant.

Au troisième pas de tir, les choses se sont mises à débouler, où le biathlonien âgé de 21 ans n’a atteint qu’une seule cible.

« Je ne sais vraiment pas ce qui s’est passé. Il n’y avait pas de vent, alors c’est peut-être ma position qui n’était pas correcte. Par la suite, avant la grosse descente, mon ski gauche s’est pris dans la neige, ce qui m’a fait culbuter sur le dos. J’ai glissé sur une quinzaine de mètres. J’étais vraiment sonné ! J’ai repris mes esprits et ensuite vu des débris de bois sur la piste. Je savais que la crosse de ma carabine était brisée et le support à chargeur était démoli. Il était donc clair que je n’étais plus en position de faire un bon classement. »

L’athlète de Shannon a retrouvé son chargeur dans la neige et il l’a mis dans sa manche pour ensuite repartir de plus belle. « Je ne voulais vraiment pas arrêter. Avoir un DNF dans mes archives, c’était hors de question ! » a expliqué le Québécois en riant de sa mésaventure.

« Aussi bien en rire qu’en pleurer. Mais en même temps, ça me fait suer ! Chose certaine, je me sens d’attaque pour le sprint de samedi. »

Le Guellec pourra toujours se consoler en se disant que le Hongrois Karoly Gombos a raté 19 cibles sur vingt pour terminer à plus de 32 minutes du gagnant.

Marie-Pierre Parent sera en action vendredi à l’épreuve féminine de sprint.

Rédaction : Mathieu Laberge


une page mise en ligne par

Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net