
Saison 2007
Montréal, 27 novembre 2006 – Ce qu’il peut s’en passer des choses en un an ! À pareille date l’année dernière, Jean-Philippe Le Guellec se préparait à ses débuts en Coupe du monde avec l’objectif, difficile, mais réaliste, d’obtenir sa qualification pour les Jeux olympiques de Turin.
Un an plus tard, l’athlète de Shannon, en banlieue de Québec, a participé à deux épreuves olympiques et quatre Coupes du monde, en plus d’obtenir une médaille de bronze au sprint 10 kilomètres des Championnats du monde juniors. Quelques jours avant le coup d’envoi de la saison de Coupe du monde 2006-2007 qui sera donné mercredi, à Östersund, en Suède, le jeune biathlonien aborde la nouvelle saison avec confiance.
« La glace est maintenant brisée et ça fait en sorte que la transition chez les seniors est plus douce. Ça va faire du bien une année un peu plus mollo », explique Le Guellec, en faisant référence à la dernière saison où il a dû enchaîner les compétitions les unes après les autres afin d’obtenir son billet pour Turin. « J’ai acquis plus d’expérience de course, j’ai une meilleure forme physique et je me suis amélioré au tir, alors j’espère que ça va donner de bons résultats cet hiver. »
« Tout ce que j’ai fait dans la dernière année va m’aider à aller chercher une petite coche de plus ce qui fait en sorte qu’on peut pousser plus dans la douleur sans que la performance au tir n’en soit trop affectée. Selon moi, c’est ce qui est différent comparativement à l’an dernier. »
Si son objectif de l’an dernier était de se classer dans le premier deux tiers du peloton, Le Guellec visera cette année une place dans la première moitié du peloton. Le biathlonien devra se classer parmi les 60 premiers du cumulatif des épreuves individuelle et de sprint s’il veut participer aux épreuves de poursuite. Afin d’atteindre cet objectif, l’athlète âgé de 21 ans a profité de la saison estivale pour améliorer ses temps au pas de tir.
« Au tir, j’ai essayé de retrancher quelques secondes. L’an dernier, il y avait des athlètes qui tiraient en moins de 20 secondes, ce qui est extrêmement rapide. Et pour être capable de rester dans la game, je devais travailler sur cet aspect. » L’autre facette de son entraînement estival a été de travailler davantage en intensité, comme l’a suggéré son entraîneur Daniel Lefebvre.
Même si cette nouvelle saison ne sera pas de tout repos pour le biathlonien, elle sera toutefois moins chargée que l’an dernier.
« Je ne participerai pas à toutes les épreuves de la Coupe du monde, car c’est difficile de passer tout l’hiver en Europe pour participer à des courses. Nous serons en Europe un mois et demi avant les Championnats du monde et je devrai faire attention de rester bien concentré, car c’est à ce moment où je vais commencer à penser à revenir la maison », a-t-il soutenu.
Les juniors québécois s’en viennent
Si Jean-Philippe Le Guellec est désormais le seul Québécois au sein de l’équipe nationale après le départ de Jaime Robb, qui est retourné dans son Alberta natale, ce n’est qu’une question de temps avant que la situation change. Marc-André Bédard et Maxime Leboeuf, tous deux membres du club Courcelette comme Le Guellec, participeront à des épreuves internationales juniors où ils seront à surveiller. L’an dernier, Bédard avait décroché une 14e place à l’individuelle 15 km et deux top 12 en Coupe d’Europe junior, tandis que Leboeuf avait obtenu quatre tops 10 aux Championnats du monde benjamins.
Marie-Pierre Parent vise la poursuite
Après la retraite de Martine Albert et le départ de Sandra Keith pour l’Alberta, Marie-Pierre Parent, n’est plus que la seule Québécoise au sein de l’équipe nationale. Pour l’athlète originaire de St-Paul-de-Joliette, l’objectif de la nouvelle saison sera clair : « mon objectif principal sera de participer aux poursuites. Je suis passée bien proche une fois ou deux l’an dernier », indique celle qui devra se classer dans les 50 meilleures au cumulatif de l’individuelle et du sprint afin de prendre le départ de la poursuite.
« Cet été, j’en ai fait moins à l’entraînement, mais c’était fait avec plus d’intensité. Ça va être intéressant de voir les résultats en course », commente celle qui est désormais entraînée par Daniel Lefebvre. « Mon tir a très bien été l’hiver dernier, mais je devrai être encore plus précise, car rater une cible équivaut à une perte d’environ dix places, ce qui peut nous faire dégringoler au classement. »
Marie-Pierre Parent entamera sa saison mercredi, tandis que Jean-Philippe Le Guellec sera en action jeudi.
Rédaction : Mathieu Laberge