Coupe du monde

Martine Albert 24e : « C’est quelque chose d’énorme! »

Montréal, 7 décembre 2005 – Avant-dernière des 111 compétitrices à prendre le départ, Martine Albert a terminé au 24e rang de l’épreuve de 15 km de la Coupe du monde de biathlon de Höchfilzen, mercredi, en Autriche. L’athlète de Val-Bélair a accusé un retard de 4min 59,1s sur la gagnante, la Suédoise Anna Carin Olofsson qui signe la première victoire de sa carrière. Les Russes Olga Zaitseva et Natalia Guseva ont complété le podium. Les Canadiennes Sandra Keith et Zina Kocher ont respectivement terminé en 26e et 74e places.

« Je ne le réalise pas trop », s’est exclamée Albert, en riant. Elle qui n’a raté qu’une seule cible — la dernière. « Pour moi, une 24e place, ça représente énormément. Je reviens de loin. Il y a deux ans, j’étais en dépression et d’en être là aujourd’hui, c’est quelque chose d’énorme! Il n’y a que moi qui le sais et qui le vis. C’est le fun! Je me sentais bien et je n’ai pas souffert tant que ça. »

Visiblement émotive en entrevue, la meilleure Canadienne de la journée vit pleinement ce résultat, elle qui est sortie de sa retraite, il y a un an à peine, afin de tenter d’obtenir sa qualification pour les Jeux du Turin, où le Canada aura une place assurée au relais.

« J’étais si contente que j’en aie pleuré. J’étais inconsolable tellement je n’en revenais pas. Ça fait presque dix ans que je n’ai pas connu un aussi bon résultat. Aujourd’hui (mercredi), c’est comme si j’avais gagné le jackpot. J’étais super contente de ma course avant même de connaître mon classement, simplement parce que je me sentais bien. En fin de compte, le résultat importe peu. »

Durant l’épreuve, les entraîneurs ont décidé de ne pas donner les temps intermédiaires à l’athlète originaire de Rimouski, ce qui a été une bonne chose selon la principale intéressée : « Si je l’avais su, j’aurais stressé un peu plus. »

« Tout au long de la course, je me sentais bien », a poursuivi Albert, qui a vanté le travail du farteur de l’équipe canadienne. « J’ai décidé d’avoir un bon rythme, mais aussi me garder un peu d’énergie pour la fin, car le premier 15 km de l’année est difficile à gérer. Ce que je voulais, c’était de me faire plaisir. »

Son seul regret n’est pas d’avoir raté sa dernière cible, mais plutôt qu’elle aurait aimé voir sa coéquipière Marie-Pierre Parent prendre aussi le départ à cette course.

L’épreuve individuelle masculine du 20 km sera présentée jeudi.

Rédaction : Mathieu Laberge


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