Championnats du monde

Les Championnats du monde dans la mire des Québécoises

Montréal, 2 mars 2005 – Martine Albert et Marie-Pierre Parent entreprendront les championnats du monde de biathlon à compter de samedi, à Hochfilzen (Autriche). À ce moment, les Québécoises auront une idée bien précise en tête : poursuivre leur progression.

Souvent reléguées en queue de peloton lors des Coupes du monde, les Québécoises auront cependant de meilleures conditions pour donner leur effort maximum en raison d’un peloton réduit.

« Nous allons pouvoir skier dans des conditions un peu plus normales », explique Martine Albert, originaire de Rimouski et doyenne de l’équipe nationale féminine. « En Coupe du monde, les premières à prendre le départ sont souvent avantagées. Les compétitrices passent cinq fois sur le parcours, les conditions se détériorent et deviennent moins rapides, ce qui fait une bonne différence au temps final. Une surface plus dure assure une meilleure glisse ainsi qu’une poussée maximale Si on peut faire un top 30, ça serait vraiment bien ! »

Au cours des dernières étapes du circuit de la Coupe du monde, Albert et Parent ont eu à combattre les décalages horaires et la non-adaptation à l’altitude. Cette fois-ci, ces facteurs ne devraient pas ennuyer les biathloniennes québécoises, qui terminent un camp d’entraînement d’une dizaine de jours en Autriche.

Deuxièmes Mondiaux pour Marie-Pierre Parent
À sa deuxième participation aux Mondiaux, Marie-Pierre Parent est confiante que son expérience sera plus concluante que celle de l’an dernier. « La forme est meilleure que l’année dernière. Ça ne se compare pas. Je n’ai pas eu de baisse de régime. Je tire mieux qu’en janvier et mon ski s’améliore lui aussi course après course. »

Le fait que le relais canadien ait déjà décroché sa qualification pour les Jeux de Turin ne changera pas beaucoup de choses pour l’athlète originaire de Joliette. « Ça nous enlève un peu de pression, mais il reste qu’on veut toujours donner tout ce qu’on a pour prouver qu’on peut faire de bonnes courses. »

Un retour qui en valait la peine
En revenant à la compétition en novembre dernier après une retraite d’un peu moins de deux ans, Martine Albert justifiait sa décision du fait qu’elle voulait aider le relais canadien à obtenir sa sélection olympique. Maintenant que c’est chose faite, l’athlète de 31 ans profite pleinement de son expérience.

« Ça va tellement vite depuis novembre ! Que la qualification soit faite aussi rapidement nous rend très heureuses. Une chose est sûre : je ne regrette pas mon choix. C’est le fun parce que ce n’est plus comme avant. Faire partie d’une vraie équipe, ça me change de mes dernières années en Coupe du monde. »

Les ressources, tant financières qu’humaines, font une grosse différence selon Albert.

« Il y a eu une bonne évolution dans le biathlon au pays. On a super technicien (farteur) qui connaît ses affaires et avec l’encadrement que nous avons, on s’en vient de plus en plus à la hauteur pour rivaliser avec les meilleures. Je la vois la différence. Avant, on se sentait plus comme une petite entreprise qui se comparait avec des multinationales. Maintenant, on se rapproche un peu plus. »

Rédaction : Mathieu Laberge


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