
Championnat du monde junior et jeunesse
Montréal, le 27 janvier 2004 — Jean-Philippe Le Guellec a écrit une page d’histoire en remportant l’épreuve de 7,5 kilomètres des championnats du monde junior et jeunesse de biathlon. (ndlr. Le Guellec a gagné dans la catégorie jeunesse qui regroupe les athlètes de 17 et 18 ans, tandis que les juniors sont âgés de 19 et 20 ans.) L’athlète de Lorraine est devenu le premier Canadien de l’histoire à mériter pareil honneur. Il est le premier Canadien champion du monde, toutes catégories confondues, en biathlon masculin.
Le Guellec, qui s’entraîne à Valcartier sous la supervision de Daniel Lefebvre, a été presque parfait au tir, ne ratant qu’une cible. Il a inscrit un temps de 22:09,04 minutes, 35 secondes plus rapide que Klemen Bauer, de Slovénie, qui a remporté la médaille d’argent avec trois cibles ratées. Le Norvégien Stian Navik a complété le podium en 22:47,2 avec une cible ratée.
« Hier soir, quand je visualisais ma course, j’espérais vraiment faire un podium aujourd’hui. C’était dans mes objectifs. Quand je suis parti avant la course je me sentais également confiant. Par exemple, pendant ma course, je me suis rendu compte que, physiquement, j’étais pas mal plus fatigué que je le pensais, c’était nettement plus difficile que l’épreuve de dimanche », où il a pris le quatrième rang. « J’ai fait quand même ce que je voulais. J’ai bien skié, j’ai bien tiré, le résultat le démontre », a simplement analysé le biathlonien de 18 ans.
L’an dernier, le meilleur résultat de Le Guellec avait été une 26e place dans le sprint jeunesse.
Autres résultats québécois : Marc-André Bédard, de Québec, a terminé 27e, Maxime Leboeuf, de Val-Bélair, 30e et son frère François Leboeuf 59e.
Jeudi, Le Guellec participera à la poursuite de 10 km. Il sera le lapin des autres coureurs puisqu’il sera le premier à prendre le départ, 35 secondes avant Bauer et les autres compétiteurs.
Autres citations de Jean-Philippe Le Guellec :
« Aujourd’hui, c’était très venteux. Il fallait que je prenne mon temps, que je calcule le vent. Je ne pouvais pas me permettre de tirer vite. Dans le fond, j’ai bien dirigé mon tir. »
« Je ne me rends pas encore compte de l’impact d’avoir remporté un championnat du monde. Pour moi, c’est une autre course, j’ai gagné la médaille d’or et je ne me rends pas compte de l’impact. C’est trop frais. »
« C’est une première pour le Canada et en fait, il y a aussi ça à quoi j’ai pensé. Oui, je suis individuellement content de mon résultat, mais j’ai aussi pensé que c’est excellent pour l’équipe, c’est bon pour notre programme, pour notre entraîneur, pour la province de Québec, pour le sport, et, en gros, c’est bon pour le Canada. Y’a surtout ça qui m’est trotté dans la tête. »
« J’essaie de ne pas trop y penser. J’ai déjà une bonne idée de ce que je veux faire. Quand on regarde ça, je pars 35 secondes en avant du deuxième, ce qui me donne une avance assez confortable. Si le ski va bien et le tir va bien, je devrais être capable de rester sur le podium. L’idéal, ça serait de pouvoir garder ma médaille d’or, sinon un top 5 ça serait vraiment bon. »
Rédaction : Caroline Larose
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