
Coupe du monde d’Oslo
Montréal, 2 février 2012 – La jeune équipe canadienne de biathlon a continué à faire tourner les têtes, jeudi, grâce à ses résultats prometteurs au sprint 10 km comptant pour la Coupe du monde d’Oslo, en Norvège. Jean-Philippe Le Guellec (deux cibles ratées), a pris le 20e rang de l’épreuve finissant à 1 min 14,1 s du vainqueur, le Russe Evgeniy Garanuchez, qui remporte la première Coupe du monde de sa carrière.
Le Canadien Brendan Green (à 49,6 s) a percé le Top-10 en finissant en 9e place, tandis que l’autre Canadien en lice, Scott Perras (à 1min 29,6s), a mérité le 29e rang. Les Canadiens sont donc tous les trois qualifiés pour la poursuite qui aura lieu samedi.
Garanuchez a devancé l’Allemand Arnd Peiffer (à 0,7 s) et le Norvégien Emil Hegle Svendsen (à 11,8 s).
« Ç’a été une course le fun, car dès que j’ai commencé, Ole Einar Björndalen (ndlr : la légende vivante du biathlon) amorçait sa deuxième boucle du parcours, alors j’ai pu m’accrocher à lui, a soutenu Le Guellec. Ça m’a aussi permis de me discipliner pour le reste de la course, car le parcours est exigeant. Sur ce type de parcours, si tu pars trop vite, tu vas exploser avant la fin. Je voulais bien glisser, garder un bon rythme et c’est ce que j’ai fait. »
Si le Québécois a raté deux cibles au tir couché, il a rapidement pu mettre sa déception de côté pour la suite des événements.
« Les conditions de tir plutôt faciles et je ne sais pas pourquoi j’ai raté deux cibles. Au deuxième pas de tir (debout), je n’avais pas une grosse marge d’erreur si je voulais obtenir un bon classement. J’étais concentré et mon tir était efficace. Une fois rendu dans mon dernier tour, j’ai pu attaquer pour aller chercher quelques secondes. C’était une météo d’hiver et en fait, je me sentais comme à la maison, d’autant plus que le profil du parcours ressemble à celui de Valcartier. »
Au sprint 7,5 km féminin, Megan Imrie a été la meilleure représentante de la feuille d’érable en terminant au 17e rang, accusant un retard de 1 min 46,9s derrière l’Allemande Magdalena Neuner, qui a été la plus rapide au parcours du Holmenkollen.
Une belle progression
À l’aube de la présente saison, Jean-Philippe Le Guellec avait certaines interrogations. La raison ? Moins de volume dans son entraînement estival, alors qu’il se remettait d’une mononucléose qu’il avait contractée à la fin de la dernière saison. Au cap de la mi-saison, force est de constater que l’athlète et son entraîneur Jean Paquet ont bien su gérer la situation.
« Je suis super content de la façon dont les choses se déroulent. Je suis nettement plus constant que l’an dernier. D’avoir entamé la présente saison en santé a fait une énorme différence. Mes temps en ski s’améliorent et ma confiance revient. C’est vraiment motivant ! »
Et à cela s’ajoutent les belles prestations de ses coéquipières qui ont coursé plus tôt jeudi. « Quand les filles de l’équipe font de bons résultats, ça nous met de la pression, a-t-il lancé à la blague. C’est tellement le fun de voir que l’équipe s’améliore et c’est extrêmement motivant ! »
Rédaction : Mathieu Laberge
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