
Jeux olympiques
Whistler, 18 février 2010 – À sa troisième course aux Jeux olympiques de Vancouver, Jean-Philippe Le Guellec a une fois de plus terminé dans le Top-15. Jeudi, au parc olympique de Callaghan Valley, le biathlonien québécois a pris le 13e rang de l’individuelle 20 km en terminant à 2 min 24,6s du vainqueur.
Le grand monarque du biathlon, le Norvégien Ole Einar Björndalen (à 9,5s) a dû céder son trône à son compatriote Emil Hegle Svendsen (48min 22,5s) qui a été le plus rapide. Le Biélorusse Sergey Novikov est lui aussi monté sur la deuxième marche du podium après avoir terminé dans le même temps que Björndalen.
À sa troisième course des Jeux, l’athlète de 24 ans avait un autre adversaire contre lui : la fatigue. « En ski, je sens que la fatigue commence à rentrer. C’était déjà ma troisième course et il faisait extrêmement chaud. Je me suis concentré sur mon rythme et ma technique parce que 20 kilomètres dans de telles conditions, il faut faire attention pour ne pas exploser. Malgré ma forme, je me suis bien débrouillé. Je me suis accroché à Emil Svendsen aux troisième et quatrième tours, ce qui m’a permis de finir fort », a expliqué celui qui était le troisième à s’élancer en piste.
Parfait au premier pas tir (position couchée), l’athlète de Shannon a raté une cible aux deux arrêts suivants (debout et couché) pour ensuite retrouver le chemin de la perfection à son quatrième arrêt. Selon le principal intéressé, le vent est venu compliquer la situation à la mi-course.
« Quand il vente de la sorte, on ne peut pas s’installer et prendre un rythme. Commettre deux pénalités, ça ne fait pas le top-10, mais ça reste une très bonne course et ça me met en bonne position pour faire l’épreuve de départ de masse. » Tout compte fait, Le Guellec s’est effectivement qualifié pour cette course de 15 km qui aura lieu lundi.
Comme un poisson dans l’eau
Si l’athlète de 24 ans a semblé bien en contrôle avant l’épreuve – il s’est même permis de faire une grimace dans la caméra de la porte de départ – c’est notamment parce qu’il se sent plus en confiance. Et sa sixième place obtenue au sprint y est pour quelque chose. Aux deux dernières éditions des Championnats du monde, Le Guellec avait connu sa part d’ennuis, mais maintenant, ces contre-performances sont oubliées.
« Je ne sais pas ce qui s’est passé aux mondiaux, mais d’avoir obtenu de bons résultats aux Jeux, ça met ces performances derrière moi. Et pour ce qui est de la grimace, déconner un peu m’aide à relaxer avant la course. »
Selon lui, ses belles prestations s’expliquent principalement dans la planification de son entraînement. « L’an dernier, j’avais atteint mon pic trop tôt, même si mes résultats aux mondiaux n’avaient pas été si mauvais. Pour les Jeux, la préparation a été faite en conséquence. Mon objectif ultime est d’être sur le podium et je suis en train de démontrer que je suis sur le bon chemin. »
En plus de l’épreuve du départ de masse, Le Guellec sera également du relais (26 février) où le Québécois Marc-André Bédard sera lui aussi membre de l’équipe. Après la course de jeudi, le Québécois a passé le message à Bédard, Brendan Green et Robin Clegg : arrivez vite à Whistler !
« Je suis tout seul au condo et pendant les repas. En plus, mon horaire n’est pas le même que celui de l’équipe féminine. J’avoue que j’ai hâte que mes chums du relais arrivent, d’autant plus qu’ils ont très bien fait dans les courses en Europe. »
Rédaction : Mathieu Laberge
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