9 janvier 2008Ascension du Kilimandjaro
Avant même d'avoir quitté Montréal à destination de la Tanzanie où ils vont faire l'ascension du mont Kilimandjaro au profit de la Fondation Centre de cancérologie Charles-Bruneau, un groupe de 33 Québécois peuvent déjà se féliciter d'avoir largement dépassé un premier sommet en route vers le Toit de l'Afrique.

| Des articles de Martin Smith |
L'objectif de recueillir 200 000 $ pour cette fondation vouée à procurer par divers moyens de meilleures chances de guérison aux enfants atteints de cancer a été plus que doublé puisque les dons nets s'élevaient à près de 450 000$ en début de semaine.
L'annonce a été accueillie avec beaucoup de fierté par la vingtaine de participants à l'expédition qui sont encore à Montréal et rejoindront dès vendredi en Tanzanie les autres membres du groupe.
L'idée de jumeler un défisportif à une cause caritative ne constitue pas une nouvelle tendance au Québec ou même pour cet organisme autrefois connu simplement comme la Fondation Charles-Bruneau, du nom du fils du chef d'antenne de TVA décédé en mars 1988 après une bataille de neuf ans contre la leucémie.
En effet, cette fondation est associée aux 24 heures de Tremblant depuis sept ans alors que cet événement a légèrement dépassé le million de dollars en dons lors de sa plus récente présentation en décembre.
Un autre événement associé à la fondation est le Tour cycliste CIBCCharles- Bruneau, dont la 12e et plus récente édition, en juillet, a permis de ramasser 500 000 $.
Recrutement d'un pro
Afin d'assurer le succès de l'expédition sur le terrain, Pierre Bruneau et les responsables de la fondation ont fait appel à un expert en la matière, François Langlois, troisième Québécois à conquérir l'Everest.
Langlois a aussi amené un groupe d'une trentaine de compatriotes au sommet du Kilimandjaro en février dernier.
Cette fois-là, l'expédition était organisée au profit de la fondation Fais-un-Voeu Québec alors que 29 grimpeurs québécois ont foulé le sommet du Toit de l'Afrique.
Moins d'un an plus tard, Langlois remet ça.
«Quand M. Bruneau m'a approché et m'a parlé de son projet, j'ai d'abord hésité parce que je ne suis jamais retourné sur une montagne dont j'avais atteint le sommet auparavant, a-t-il expliqué. Mais je suis père de deux jeunes enfants et j'ai été très touché par la mission de la fondation. Voilà pourquoi je reprends du service.»
Cet homme, très généreux de son temps et de ses conseils, vise une fois de plus à atteindre un taux de succès parfait avec les membres de l'expédition 2008 qui sera encadrée par Tusker Trail, l'agence de trekking la plus réputée pour le Kilimandjaro.
Deux femmes sur trois
L'expérience ressemblera en partie à celle de l'an dernier puisqu'une fois de plus, Langlois mènera un groupe de néophytes de l'acclimatation à l'altitude.
Seulement quatre autres participants ont déjà grimpé au-dessus de 3 000 mètres alors que le Kilimandjaro s'élève près de deux fois plus haut.
Il faudra aussi tenir compte du fait qu'il n'y a pas beaucoup de «tendres jeunesses» dans ce groupe dont l'âge moyen s'établit à 42,5 ans.
Néanmoins, cette dernière statistique pourrait être un atout car, comme on sait, la sagesse vient avec l'âge.
Or, pour augmenter les chances de fouler le sommet du Kilimandjaro, la règle de base consiste à marcher Polé! Polé!, c'est-à-dire «lentement, lentement», comme le répètent les guides en swahili.
C'est au pas de la tortue, le souffle très court, que les 33 participants à la «promenade de santé» de la Fondation Centre de cancérologie Charles-Bruneau espèrent se retrouver le lundi 21 janvier près de l'enseigne indiquant le pic Uhuru, à une altitude de 5 895 mètres.
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