22 janvier 2008

Ascension du Kilimandjaro

Retour devancé vers Moshi

Moshie, Tanzanie - Le massif du Kilimandjaro aura torturé le groupe de Québécois jusqu'à la fin en lui faisant goûter aux derniers phénomènes climatologiques qui manquaient à sa culture tanzanienne.

Des articles de Martin Smith

L'itinéraire initial ayant été devancé de 24 heures pour s'adapter aux conditions de vents violents qui régnaient sur la région, il a été décidé que les membres de l'expédition Charles-Bruneau passeraient une journée supplémentaire en camping dans la forêt équatoriale avant de regagner la ville de Moshi.

Le départ du camp Millenium (3 900 m d'altitude) vers le camp Mweka (3 100 m) s'est fait vers 10 heures du matin sous une belle température qui laissait présager une belle promenade relaxante après l'ascension traumatisante de la veille.

Mais le temps est toujours imprévisible sur les flancs du massif du Kilimandjaro.

Alors que les marcheurs approchaient du camp Mweka où tout l'après-midi et la soirée devaient être consacrés à la grosse paresse, une pluie diluvienne s'est abattue sur le bivouac.

Le confort de l’hôtel
Le groupe québécois s'est réfugié dans les tentes-cafétérias pour se mettre à l'abri autant que possible.

Pendant l'heure qui a suivi, les conversations ont roulé comme d'habitude pendant que des rigoles de plus en plus imposantes se formaient dans la terre de ces tentes qui n'avaient plus de toile de sol depuis la tempête de vent du camp Barranco, trois jours plus tôt.

Pour compléter le portrait climatologique absolument étourdissant dressé pour la visite de l'expédition Charles-Bruneau, le massif du Kilimandjaro a réservé aux Québécois une dernière combinaison tonnerre éclairs.

C'en était trop. L'idée de passer le reste de l'après-midi, la soirée et la nuit dans un terrain de camping transformé en mer de boue, après le blizzard de la veille, a mené à une autre modification à l'itinéraire.

Après une consultation menée de main de maître par Patrick Montpetit, vice-président finances chez Bioniche, le groupe a voté à l'unanimité pour demander à Eddie Frank, le patron de Tusker Trail, d'arranger un rapatriement le jour même vers Moshi et le confort de l'hôtel Keys.

Conscient que son groupe québécois avait relevé tout un défi en se rendant au pic Uhuru (5 895 m) dans des conditions qualifiées de «similaires à ce qu'on rencontre souvent sur l'Everest» par François Langlois, le très puissant Eddie Frank a fait venir un autocar et un camion-safari à la porte d'accès au sentier Mweka, plus connu sous son nom de «Coca-Cola route».

C'est avec un sentiment de joie non contenue que les 33 Québécois ont pris place dans les deux véhicules après avoir signé le registre officiel des parcs nationaux de Tanzanie. Procédure normale pour qu'un certificat de «conquérant du Kilimandjaro» soit éventuellement acheminé aux 27 membres de l'expédition qui ont bravé les éléments et leurs propres coups de barre intenses pour faire un succès de cette ascension marquée au sceau de l'adversité.

Buffet chaud
Une fois arrivés à l'hôtel Keys, les Québécois ont diminué de façon marquée la réserve de bières Kilimandjaro et Tusker de l'établissement avant de faire honneur au buffet chaud de cet hôtel, ce qui a fait changement avec le menu «camping» des neuf derniers jours.

L'euphorie d'avoir vécu une aventure rendue inoubliable par les difficultés semées sur son chemin par le Kilimandjaro a poussé le groupe à fêter jusque vers 1h30 du matin, bien après l'heure à laquelle il s'endormait en route vers le toit de l'Afrique.


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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