21 janvier 2008Ascension du Kilimandjaro
Kilimandjaro, Tanzanie - Un blizzard d'une durée de quatre heures n'a pas empêché 27 des 33 membres de l'expédition au profit de la Fondation Centre de cancérologie Charles-Bruneau de fouler le toit de l'Afrique, hier.

| Des articles de Martin Smith |
Deux autres personnes dont Ginette Bruneau, la conjointe du chef d'antenne du réseau TVA à Montréal, ont dû rebrousser chemin en cours d'ascension pour des raisons médicales.
Deux autres femmes se sont par ailleurs rendues jusqu'à Stellar Point, à une altitude de 5 700 mètres, mais n'avaient plus d'énergie pour franchir les 200 derniers mètres, une randonnée d'un peu plus d'une heure.
Il faut dire qu'elles avaient vécu, comme les 29 autres membres de l'expédition, une journée peu ordinaire sur les flancs du Kibo, un des trois sommets qui forment le massif du Kilimandjaro.
Les porteurs ont déserté
Réveil sur un tapis de quelques centimètres de neige une fois de plus, au camp Barafu, cette fois-là.
Ensuite, déjeuner puis répartition des porteurs assignés à chaque grimpeur avec départ retardé à sept heures.
Un vent plutôt froid soufflait et s'est transformé en blizzard assez rapidement au moment où le groupe approchait du niveau des 5000 mètres.
Pendant plus de quatre heures, le blizzard de pluie et de petite grêle a transformé chaque grimpeur en sculpture de verglas.
Plusieurs personnes ont alors songé à abandonner.
Des porteurs, transis de froid ou malades, ont carrément laissé tomber leurs grimpeurs sans avertissement pour retourner au camp de base.
Le blizzard est un phénomène assez rare sur le Kilimandjaro et rend l'ascension encore plus difficile qu'elle ne l'est déjà à cause des seuls problèmes générés par l'altitude et la raréfaction de l'oxygène.
Si bien qu'il a fallu deux heures pour gravir les 400 premiers mètres, le même temps pour les 300 mètres suivants et une heure 45 minutes pour les 400 derniers mètres.
Embrassades et accolades
Le groupe assez compact est arrivé au panneau de bois signalant le toit de l'Afrique vers 14h5, soit sept heures éreintantes après avoir quitté le camp Barafu.
Embrassades et accolades ont marqué ce moment rempli d'une émotion décuplée par les nombreux obstacles que la montagne a jetés sur le chemin de l'expédition au cours de la semaine précédente.
Après les nombreuses photos d'usage, le groupe a pris le chemin de la descente pour aboutir au camp Millenium à 3
800 mètres, environ 13 heures après avoir amorcé l'assaut final en matinée.
Inutile de dire que tous ont dû puiser au plus profond de leurs réserves et compter sur le soutien d'un groupe admirablement soudé pour atteindre leur objectif.

21 janvier 2008
Kilimandjaro, Tanzanie - Pierre Bruneau et Richard Laramée sont venus en Tanzanie pour souligner les vingt ans de la Fondation Charles-Bruneau et pour cimenter encore davantage leur amitié.
Martin Smith
Aucun des deux n'avait l'expérience de la haute montagne.
Qui plus est, les deux genoux de Pierre Bruneau ont été reconstruits, il y a quelques années, par un chirurgien orthopédiste, alors que Richard Laramée, un avocat bien connu de Montréal, n'avait jamais fait de camping de sa vie. Toute une entrée en matière.
« L'ascension du Kilimandjaro est l'activité physique qui m'a le plus demandé dans ma vie », a souligné M. Bruneau, qui roule 3 000 kilomètres à vélo chaque été.
Richard Laramée et lui ont tous deux apprécié l'aspect collectif de l'expérience.
« Le courant passait très bien dans le groupe, même si les gens ne s'étaient pas beaucoup côtoyés avant le départ pour l'Afrique », a mentionné M. Laramée. Pierre Bruneau a eu le mot de la fin.
« La solidarité de ce groupe a littéralement porté plusieurs d'entre nous jusqu'au sommet. »
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