20 janvier 2008

Ascension du Kilimandjaro

Faire le yo-yo sur le Kili

Kilimandjaro, Tanzanie - Après avoir fait le yo-yo sur l'Everest comme tous ceux qui ont suivi Sir Edmund Hillary sur le Toit du monde, François Langlois en a appris les rudiments au groupe québécois, hier après-midi.

Des articles de Martin Smith

Le plan était simple: aller faire une promenade de santé 300 mètres plus haut que le camp Barafu et revenir y dormir pour ainsi suivre à la lettre la règle d'or de la haute altitude, à savoir Climb high, sleep low (Montez haut, dormez bas).

En haute altitude, rien n'est plus important que le taux d'oxygénation, c'est-à-dire la quantité d'oxygène qui se trouve dans le sang.

Et la clé du succès pour une bonne oxygénation, c'est de faire en sorte que son organisme produise plus de globules rouges pour transporter plus d'oxygène afin de compenser le manque d'oxygène dans l'air. En approchant tout près du cap des 5 000 mètres et du niveau auquel un même volume d'air ne contient plus que la moitié de l'oxygène qu'on retrouve au niveau de la mer, il faut utiliser chaque petit truc à sa disposition pour aider la production de globules rouges afin que les muscles et les organes soient aussi bien irrigués que d'habitude.

En allant faire une petite promenade de santé près des 5000 mètres, on a envoyé un signal à notre organisme de lancer la production pour répondre à la demande de cette altitude. Cette production a continué même pendant notre sommeil et aura un peu mieux préparé ceux et celles qui ont fourni ce petit effort supplémentaire en épaississant leur sang.

Quand l'organisme ne produit pas suffisamment d'oxygène, il y a danger d'hypoxie, voire d'oedème cérébral ou pulmonaire dans les cas extrêmes. Il faut alors redescendre rapidement à une altitude plus basse pour remédier à la situation.

Quelques porteurs transporteront une bouteille d'oxygène pour aider ceux et celles qui auraient besoin d'une petite béquille en route vers le sommet.

Moi, j'ai bien fait d'aller jouer au yo-yo avec François et les autres. En cours de route, je me suis mouché un peu trop fort et je me suis mis à saigner du nez. Nul doute qu'un épaississement de mon sang ne nuira pas...


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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