17 janvier 2008

Ascension du Kilimandjaro

Atmosphère surnaturelle...

Kilimandjaro, Tanzanie - Une atmosphère surnaturelle attendait le groupe de Québécois qui gravissent le Kilimandjaro au profit de la Fondation Centre de cancérologie Charles-Bruneau.

Des articles de Martin Smith

Des coulées de lave figées et des roches volcaniques de toutes tailles ont créé un environnement lunaire où le rythme Polé!Polé! des pas des grimpeurs leur donnait des allures d'astronautes sur la Lune. Au bout d'environ deux heures et demie, un carrefour de trois routes menant vers le sommet a permis la rencontre de quelques autres groupes plus ou moins bien encadrés.

Puis, après trois heures de marche, une brume épaisse a rendu la scène encore plus dramatique alors que la pente ascendante est devenue subitement plus raide.

Au bout de cette montée essoufflante en direction du sommet de la Tour de Lave, la météo s'est emballée et a créé des conditions changeantes comme on peut seulement en rencontrer en haute montagne.

Pluie drue, grêle, soleil, retour de la brume, de la pluie, de la grêle et du soleil dans une valse étourdissante !

Les alentours du bivouac, installé à 4300 mètres d'altitude (on a le souffle très court ici!) ont donc été transformés en véritable champ de boue.

Malgré ces intempéries, la bonne humeur était de rigueur, car il s'agissait de la première de trois journées consécutives de cinq heures de marche quotidienne et moins.

La vie au ralenti
Tous n'ont pas vécu ce passage d'un peu plus de 4000 mètres à un peu plus de 4600 mètres d'altitude avec la même facilité (voir autre texte).

Cependant, voir des gens se faire revigorer par les bons soins de l'équipe médicale d'Eddie Frank ajoutait à la bonne humeur de savoir que les deux prochaines journées nous feront redescendre en altitude et ainsi faire disparaître les effets les plus pénibles de l'ascension.

La montagne est cruelle et ne se laisse pas conquérir facilement. On l'apprend à la dure, un peu plus tous les jours.

Le rythme de marche ralentit de plus en plus et le feu roulant des conversations des premiers jours a fait place à de plus nombreux silences alors que toute la concentration est fixée sur la respiration et l'effort jamais connu avant de mettre un pied devant l'autre.

Comme l'envie de manger diminue à mesure qu'on s'élève en altitude, il faut littéralement se forcer à se nourrir pour s'assurer d'avoir les réserves de carburant nécessaires pour fournir les durs efforts physiques requis et pour affronter les caprices de la température.

Néanmoins, la solidarité du groupe de Québécois se cimente de jour en jour et permet d'atténuer les incontournables périodes de découragement.

Le moral des troupes reste bon. La vue continuelle de l'objectif à conquérir aide à rester bien motivé.


page mise en ligne par SVP

Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
Consultez notre ENCYCLOPÉDIE sportive

veloptimum.net