16 janvier 2008

Ascension du Kilimandjaro

L'arc-en-ciel du 4000 mètres

Kilimandjaro, Tanzanie - Après les frites à 3 000 mètres, le premier groupe de grimpeurs québécois a eu droit à un arc-en-ciel à 4 000 mètres.

Des articles de Martin Smith

Ce signe du ciel a mis un peu de baume sur une journée difficile de sept heures de marche sur un long, très long plat ascendant et quelques collines abruptes.

Les sentiers boueux des deux premières journées d'ascension ont laissé leur place à de la pierraille et aux rochers de lave.

Pour la première fois depuis le début de l'expédition, des averses se sont répétées toute la journée.

Le plus gros défia consiste à trouver le bon moment pour enlever, remettre puis enlever de nouveau les diverses couches de vêtements pour rester sec sous la pluie et ne pas suer pendant les passages ensoleillés.

Au troisième jour d'ascension, la routine de la marche fait son effet comme l'altitude.

Les vraies choses
La qualité du sommeil et le bon fonctionnement du système digestif demeurent les sujets de prédilection dans les conversations. Mais, une fois que ces sujets sont épuisés, «on passe aux vraies choses», a lancé Pierre Bruneau, le chef d'antenne du réseau TVA à Montréal.

Ces "vraies choses" varient évidemment selon le sexe.

Lors d'une pause-collation hier avant-midi, les hommes se sont mis à parler des premières éditions des Expos et de leurs vedettes comme Coco Laboy, Mack Jones, Dick The Monster Radatz et autres Elroy Face.

Les femmes se sont mises à comparer les couleurs et les formes de leurs parapluies respectifs.

Lors du dîner composé de poulet et de frites (encore!), la conversation a tourné autour des plats favoris et des préférences alimentaires des enfants de chacun.

La fin de journée a été spectaculaire. Alors que le premier des trois groupes québécois avançait le long d'une falaise en jetant constamment des regards vers le bivouac installé sous une falaise rencontrant la première à angle droit, un superbe arc-en-ciel est apparu dans le ciel au-dessus du Camp Moir.

Les difficultés de la journée se sont aplanies avec cette arrivée marquée une fois de plus par les chants de bienvenue de la grande chorale des porteurs et des guides.


16 janvier 2008

Question d'ongles

Kilimandjaro, Tanzanie - François Langlois est un alpiniste chevronné qui devient maniaque de la propreté lors de ses ascensions des plus hauts sommets du monde..

Martin Smith

« Ça s'explique facilement, dit-il. J'ai déjà vu un Américain rater son assaut final vers le sommet de l'Everest car, quand la fenêtre de beau temps s'est ouverte, il était trop faible pour partir à cause d'une gastro-entérite. »

Bien des gestes habituels de notre vie de Québécois se transforment en menaces sur les flancs du Kilimandjaro, de l'Aconcagua ou de l'Everest.

Du Purell en permanence « Lundi au souper, je me suis mis machinalement un doigt dans la bouche pour enlever un morceau de bœuf que je n'avais pas réussi à déloger avec un cure-dent, a-t-il expliqué. Dès la nuit suivante, je me suis réveillé en sursaut parce que j'avais un abcès douloureux sur la gencive. »

Dans ce genre d'expédition, il faut se laver les mains dès qu'une occasion se présente et utiliser du désinfectant comme du Purell.

« Il faut porter une attention particulière sous les ongles », note Langlois.

Hier matin, après avoir traversé un torrent, François et moi avons comparé nos ongles.

Les siens étaient... Spic & Span. Les miens ? On passe à une autre appel…


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