10 janvier 2008Ascension du Kilimandjaro
... et une grosse commande pour l'autre
François Langlois est le seul des 33 grimpeurs québécois, membres du groupe de la Fondation Centre de cancérologie Charles-Bruneau, qui vivra vraiment une « Promenade de santé » en se rendant au sommet du Kilimandjaro.

| Des articles de Martin Smith |
À l'âge de 41 ans, ce Montréalais, résidant de l'arrondissement LaSalle, est à la recherche d'un titre prestigieux que seuls 198 hommes ou femmes, amateurs de hauts sommets, sont parvenus à revendiquer depuis que l'être humain a cherché à se rapprocher du ciel tout en restant sur Terre.
« Je rêve de décrocher la couronne des sept sommets, raconte-t-il. J'ai déjà gravi la plus haute montagne de quatre continents, à savoir l'Everest, l'Aconcagua, le Denali et le Kilimandjaro. H ne m'en reste plus que trois à conquérir. »
L'Américain Richard Daniel Bass a été le premier à fouler les fameux sept sommets en complétant son exploit avec la conquête de l'Everest, le 30 avril 1985.
À l'assaut de l'Elbrus en hiver
Pour sa part, Langlois se sera rapproché encore un peu plus de son but avant de revenir à Montréal puisqu'il profitera de l'acclimatation à l'altitude acquise lors de l'expédition vers le sommet du Kilimandjaro pour se payer le Toit de l'Europe.
« Pendant que le reste du groupe retournera à Montréal, je prendrai la direction de Moscou pour ensuite me diriger vers le mont Elbrus, le plus élevé d'Europe avec ses 5 642 mètres. »
Puis, l'année prochaine, Langlois s'entraînera en vue de conquérir le plus haut sommet d'Océanie, la Pyramide Carstensz et ses 4884 mètres, en se payant un petit trekking souvenir au camp de base de l'Everest.
«Le septième, le Mount Vinson en Antarctique (4897m), attendra un peu, indique-t-il. Je n'ai pas encore de calendrier pour le dernier sommet de ma couronne. » Langlois prévoit faire une ascension rapide de l'Elbrus, plus précisément en une seule journée. Cette option est rendue possible même en plein hiver grâce à l'acclimatation déjà faite en Tanzanie.
Son entraînement a été intensif depuis l'été dernier. L'équivalent d'une douzaine d'heures par semaine pour pouvoir endurer une poussée intense comme celle qu'il a planifiée vers le sommet de l'Elbrus.
À l'autre extrémité de la cordée
Cette préparation physique est radicalement opposée à celle à laquelle s'est soumis le représentant du Journal de Montréal qui accompagnera l'expédition vers le sommet du Kilimandjaro.
Question de paresse congénitale mais aussi parce qu'une blessure au mollet gauche et une entorse à la cheville de la même jambe ont contraint l'auteur de ces lignes à l'inactivité pendant quelques semaines au début de l'automne.
En fait, pour dire la vérité, je me suis payé une demi-douzaine de sorties en ski de fond au parc national du mont Saint-Bruno et je suis allé grimper l'escalier du côté sud du mont Royal à une reprise en compagnie de Langlois.
Comme je me suis plu à le répéter depuis quelques semaines, «je compte sur le fait d'arriver en Tan-zanie frais et dispos pour me rendre jusqu'en haut... »
À la manière de ces sprinters de calibre mondial qui misent de plus en plus sur le repos pour garder la forme à mesure qu'ils avancent en âge.
Dans mon cas, cette préparation physique minimale me permettra de répondre adéquatement à la question que m'a posée le rédacteur en chef Dany Doucet avant le départ.
« Je veux qu'on comprenne dans tes textes si c'est un bon défi sportif ou si le Kilimandjaro est vraiment à la portée d'à peu près n'importe quelle personne minimalement en forme», m'a-t-il laissé savoir.
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