2 février 2006

Le ski de fond couvert depuis un studio montréalais

| Des articles de Martin Smith |
Des questions de principe et de conviction ont poussé le plus grand fondeur canadien à refuser l'offre de Radio-Canada d'être de nouveau analyste de ski de fond pendant les Jeux olympiques.
Pierre Harvey trouve déplorable que la société d'État ait choisi de « couvrir à partir d'un studio montréalais un sport pratiqué par des millions de Canadiens et de Québécois. »
Il n'a pas pu se résigner à vivre un tel arrangement.
« Pourquoi le ski de fond et pas le bobsleigh, par exemple ? Je ne comprends pas qu'on fasse subir un tel sort à un sport pratiqué par des millions de Québécois et de Canadiens, dit-il. Ça me choque ! Le ski de fond est-il un sport de deuxième classe? »
Le biathlon et le saut à ski subissent le même sort de ne pas bénéficier d'un analyste radio-canadien sur place à Turin.
« Étonnamment, on couvre beaucoup le bobsleigh qu'aucun Québécois ne pratique et qui n'a rien d'un sport accessible, souligne Harvey. Regarder des gars se faire shaker dans un baril pendant une minute, ce n'est pas ça qui va stimuler nos jeunes à faire de l'exercice. »
Radio-Canada a confié le poste d'analyste du ski de fond à Stéphane Barrette, d.g. de la fédération québécoise de... ski de fond.
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Note du webmestre :
C'est vrai que les Québécois aiment regarder le ski de fond aux J.O.
Voyez ci-bas le résultat du sondage du site Internet Canoë

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