18 février


Carleton, vers 15h. « Il ventait tellement que le vent m'a emporté vers le bateau à 25 km/hre !
C'est la première fois que je faisais du paraski sans voile » de nous raconter Martin.
photo : Martin Smith

Une Grande Traversée de la Gaspésie ne garderait pas sa réputation sans rebondissements incroyables, sans anecdotes rocambolesques, sans improvisations de dernière minute, sans une formidable folie, quoi !

Celle de 2006 passera à l'histoire sans peine.

Les 150 quelques participants partis en train de Montréal ont mis 26 heures (oui, oui, 26 heures) pour enfin rejoindre le groupe en Gaspésie.

Le récit de leurs péripéties est incroyable.

Il a même fallu envoyer quatre autobus scolaires depuis Carleton pour aller les chercher car le moteur de la locomotive tirant les 11 wagons a rendu l'âme à Matapédia.


Petit-déjeuner à Carleton, 5h30 am, tortillas au jambon, fromage
photo : Martin Smith

Pour les heureux (!!!) fondeurs déjà sur place, la trentaine de kilomètres entre Maria et Carleton par les crètes du mont Saint-Joseph ont été un véritable supplice. Température de moins 21 degrés Celsius, vent de face soufflant en bourrasque atteignant parfois de 80 à 90 km/h... c'était la recette idéale pour les engelures.

Cette journée figure dorénavant dans le Top 3 des journées les plus difficiles de mes quinze ans de ski de fond.

Une fois arrivés à la marina de Carleton, il a fallu attendre près de quatre heures dans l'édifice principal, entassés comme des sardines, avant que les organisateurs et le capitaine du navire CTMA Vacancier trouvent une solution pour faire entrer tout le monde à bord.


L'attente dans le centre communautaire
photo : Martin Smith

La grue louée pour installer la passerelle entre le navire et le quai s'était pointé sans courroies (malgré les demandes en ce sens) et était d'une totale inutilité pour aménager un lien quelconque entre le pont du navire et le quai.

Pendant ces interminables heures d'attente, ça sentait de plus en plus le phoque en rut dans le bâtiment principal de la marina.

Finalement, une solution est apparue.

Lever le nez du bateau, descendre la rampe d'embarquement jusque sur la banquise, faire marcher les passagers de la plage jusqu'à la proue du bateau sur la banquise et les faire grimper à bord. Même chemin pour les motoneiges.

photo : Martin Smith
Fred et ses encadreurs
photo : Martin Smith

Tout ça dans les vêtements humides de la journée, skis et pôles sous le bras dans un vent de face qui soufflait à écorner les boeufs.

Finalement, un peu après 21h. le CTMA Vacancier a mis le cap sur les Îles-de-la-Madeleine.

Martin Smith

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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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