Martin Smith, journaliste aux sports au Journal de Montréal, ne fait pas qu'écrire ou parler de sport,
il est un véritable pratiquant, lui !
L'hiver, son sport de prédilection est le ski de fond. Vous avez peut-être lu ailleurs sur ce site qu'il a déjà participé à plusieurs Worldloppets. En 2004, il était de la Grande Traversée de la Gaspésie. Il récidivait en 2005 et cette année il complètera son tour du chapeau et nous avons le plaisir de vous présenter dans cette page les propos qu'il nous fera parvenir chaque jour.


Le dernier départ de la TDLG ’06 s’est fait depuis le quai de Sandy Beach. Un dernier regard
vers le navire CTMA Vacancier qui a hébergé les fondeurs depuis samedi dernier.

24 février
Ça y est, c’est fini!

Pas de larmes, juste des souvenirs pleins la tête et un gros party magnifiquement mis en scène par les organisateurs de la Grande Traversée de la Gaspésie.

Le groupe Kilombo et des jongleurs de l’école du cirque de Gaspé, des musiciens, des tambours japonais du groupe Batucada, une animation de première qualité pour accompagner un excellent repas de lasagne de fruits de mer qui avait été précédée par une entrée de saumon fumé et de diverses terrines. Avec de la Boréale et de la Pomme de glace (renommée Pomme de glisse pour l’occasion) !

La cafétéria de la polyvalente de Gaspé avait été réquisitionnée pour recevoir les quelques 400 convives de cette soirée finale de la 4e édition de la Traversée de la Gaspésie en ski de fond.


Après une trentaine de kilomètres dans les sentiers du club de ski de fond Les Éclairs,
les fondeurs se sont regroupés sur la banquise de la baie intérieure de Gaspé
avant de former une très longue file indienne pour l’entrée à Gaspé.
photo : Martin Smith

Un peu plus tôt, l’arrivée sur la rue de la Reine à Gaspé avait ému les recrues. Beaucoup de Gaspésiens s’étaient donné rendez-vous pour saluer les fondeurs. Une fois tout le monde arrivé, on a eu droit à quelques discours bien sentis dont ceux de l’astronaute Julie Payette et de l’entomologiste Georges Brossard qui savent toujours aller chercher de belles images pour faire ressortir les émotions les plus fortes d’une expérience collective comme on en trouve rarement au Québec.


Julie Payette s'adresse à la foule.
photo : Martin Smith

«Sur la banquise, vous aviez l’air d’une colonie de fourmis en marche», a lancé Brossard en provoquant un fou rire général.

Après une bonne douche dans leurs hôtels respectifs, les Traverseurs se sont retrouvés pour une dernière soirée à partager. Des adieux, des au revoirs, des «à la prochaine», tous les messages ont été formulés et entendus ce soir.


La joie d'avoir réussi la Traversée !
photo : Martin Smith

La plupart des vétérans constatent que la traversée est en pleine métamorphose et qu’on aura bien des choix à faire dès la saison prochaine.

«La vocation touristique de l’événement est très bien servie par la nouvelle version de la Grande Traversée, admet Jacques Bouffard. Mais peut-être que ceux et celles qui cherchent à se dépasser en ski de fond y trouveront moins leur compte. Les organisateurs ont une réflexion à faire sur la vocation de leur événement, c’est sûr!»

Au total, après une journée finale d’environ 30 kilomètres principalement dans les sentiers de ski de fond du club Les Éclairs, le compteur s’est arrêté à un peu plus de 200 kilomètres pour toute la semaine. Rien pour écrire à sa mère, surtout si elle est une bonne fondeuse ou l’a déjà été!

Ceux et celles qui ont aimé la nouvelle version de la TDLG ont apprécié le luxe d’être sur un navire de croisière, de ne jamais avoir de valise à défaire et refaire sur une base quotidienne, de se promener en sandales toute la soirée et de pouvoir parfois prendre les pistes directement en sortant de la cale du navire.

D’autres, plus à la recherche du dépassement sur les planches, sont restés sur leur faim. Moi, en arrivant sur la banquise de la baie intérieure de Gaspé, j’ai ressenti du plaisir mais pas la même satisfaction de l’exploit, du dépassement de soi des deux années précédentes.

Traverser les Chic-Chocs par très grand froid, parcourir plus de 300km dans des conditions d’hébergement et de vie pas mal plus rudes que sur un navire de croisière tout en rencontrant des gens de la place à chaque soir constituaient un menu de choix pour vraiment décrocher en étant dépaysés à coup sûr.

C’est un tout autre choix qui est maintenant offert aux Traverseurs de la Gaspésie.

Un choix plus accessible, car plus à la portée d’un nombre élevé de fondeurs.

Un plat où le piquant a été remplacé par une sauce plus veloutée.


La file des fondeurs de la Grande Traversée.
photo : Martin Smith

Il restera toujours des journées de grand défi à la Grande Traversée à cause des températures toujours imprévisibles. Son attrait demeure extrêmement fort. On lui souhaite une très longue vie!

Martin Smith
msmith@journalmtl.com

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Note du webmestre :
Martin est trop modeste pour l'écrire dans son texte, mais le webmestre, lui, peut vous révéler ce que nous indiquait Martin en conclusion de cette Grande Traversée 2006 :
« Un homme est venu me voir ce soir pour me dire que le seul journaliste général que les vrais fondeurs lisent et apprécient, c'est moi. Alors, c'est sûr que je voulais raconter un peu la GTG 06. Ça m'a fait plaisir que ce soit sur SKIDÉAL.»

17 fév. 18 fév. 19 fév. 20 fév. 21 fév. 22 fév. 23 fév. 24 fév.

Le site officiel de la Grande Traversée.


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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