5 mars 2005

La traversée de la Gaspésie en ski de fond

Le nec plus ultra
du tourisme hivernal

La Traversée de la Gaspésie en ski de fond est en train de s'imposer comme l'événement le plus imposant et le plus prestigieux du paysage québécois du tourisme actif hivernal.

Des articles de Martin Smith

À sa deuxième participation à l'événement, l'astronaute Julie Payette l'a reconnu spontanément lors du déjeuner de tomber de rideau à Douglastown, samedi dernier.

« C'est, de loin, le plus beau et le plus gros party d'hiver que je connaisse! »

Tout comme elle, près de 150 fondeurs et une trentaine d'encadreurs ont plongé avec entrain dans la 3e présentation de la TDLG, qui les a menés de Saint-Octave de l'Avenir jusqu'à Gaspé entre le 20 et le 25 février.

Une aventure s'apparentant à une expédition militaire avec déploiement des effectifs sur le terrain tous les matins et « occupation » d'un petit village de la côte tous les soirs.

Les fondeurs prennent des allures de fantassins dont la progression sur plus de 250 kilomètres est rendue possible grâce aux motoneiges, qui font office de blindés, et aux spécialistes de la logistique, qui coordonnent hébergement, transport des bagages, déplacement des véhicules ainsi que tous les aspects de l'alimentation (déjeuners et soupers collectifs, lunchs du midi).

Les parallèles avec le monde militaire sont d'autant plus évidents que le départ s'est fait, cette année, à Saint-Octave de l'Avenir, où des cadets de l'armée canadienne s'installent chaque été pour vivre des séjours d'entraînement dans des conditions parfaites.

Année après année, l'organisation de la TDLG s'améliore. Devant affronter des conditions climatiques pouvant changer rapidement et devenir dangereuses, les responsables choisissent entre un plan «A» et un plan «B» en plus d'avoir toutes les coordonnées des clubs locaux de motoneigistes pour être en mesure d'organiser rapidement une opération d'évacuation.

Fourbu mais comblé
La TDLG 2005 a été remarquable par la présence constante du soleil et du ciel bleu, ainsi que par le froid intense des deux premières journées alors que la traversée des magnifiques monts Chic-Chocs s'est effectuée au-dessous des moins 20 degrés Celsius avec des vents parfois dérangeants.

Les journées suivantes ont conduit le groupe de Mont-Louis à Petite-Vallée en passant par Rivière-Madeleine, puis de Petite-Vallée à Rivière-au-Renard avant de traverser le pare Forillon pour arriver à l'auberge de jeunesse de Cap-aux-0s, d'où la traversée de la banquise de la baie de Gaspé s'est faite dans des conditions parfaites, sans le blizzard infernal de l'édition précédente.

On sort d'une telle aventure à la fois fourbu et comblé. Une rare combinaison dans un monde où tout va trop vite et où on goûte à tout superficiellement...


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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