6 mars 2004
SAINT-JÉRÔME - La pluie a fait des ravages dans les calendriers de sortie des fondeurs, mais lis n'ont pas dit leur dernier mot ...

| Des articles de Martin Smith |
« C'est moins encourageant d'aller faire du ski de fond après une telle semaine mais la saison n'est pas finie », dit Jacques Allard, directeur général de Loisirs Laurentides.
« On a toujours fait des événements lors de la dernière fin de semaine de mars sur le Pare linéaire Le P'tit Train du Nord. Je ne crois pas qu'on fera exception cette année. »
La climatologie suit la loi des moyennes. À vue de nez, il fallait donc s'attendre à une semaine pluvieuse aussi hâtive puisque jusqu'à présent, la saison avait été exceptionnelle sans le moindre redoux.
« On a eu énormément de précipitations en novembre et décembre, puis presque rien en janvier et février, remarque Allard. Avec la machinerie à notre disposition, on peut mieux gérer ces conditions, mais il y a encore des limites à nos pouvoirs de transformation de la neige. »
Pt'tit Train à l'avant-garde
Depuis 1994, année officielle de création du Pare linéaire Le P'tit Train du Nord, cet organisme a été à l'avant-garde dans les initiatives visant à allonger la durée de la saison de ski de fond en déjouant les caprices de la nature.
« Notre premier gros impact a suivi l'acquisition d'une machine pour travailler la neige, indique Allard. On a montré l'importance capitale de l'entretien mécanique. Il faut pouvoir transformer la neige si on veut la garder. Il y a maintenant une quinzaine de machines dans la région. »
La modernisation se poursuit. Le jour n'est pas loin où un centre, imitant des stations américaines et européennes, s'équipera de canons à neige. Les autres suivront...
Discours négatif
Toutes ces améliorations prendront des allures de coups d'épée dans l'eau si les bulletins météo continuent de mettre l'accent sur le fameux facteur vent...
« La croissance est bonne mais elle serait encore meilleure si on ne décourageait pas les gens de sortir à cause du facteur éolien, souligne Allard. Au lieu de mettre l'accent là-dessus, on devrait expliquer que ce phénomène n'a aucune incidence quand la peau n'est pas exposée.
« C'est bien plus facile de ne pas bouger, alors pourquoi fournir aux gens de fausses raisons pour rester inactifs ? »
Déjà que la perception des conditions hivernales est très approximative et tient plus du folklore que de la science...
« Les Montréalais regardent leurs trottoirs sans neige et s'imaginent que c'est pareil dans les Laurentides », fait remarquer Jacques Allard.
« Il y a encore toute une éducation à faire. Par exemple, on a calculé qu'on retrouve 10 centimètres de neige supplémentaires au sol à chaque hausse de 50 mètres de dénivelé. On est au niveau de la mer à Montréal mais à 370 mètres d'altitude une fois rendu à Val-David. Ça fait près de 80 centimètres de neige au sol de différence ! »
Ne rangez pas trop vite vos skis de fond et raquettes...
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