6 mars 2004
SAINT-JEROME - Le Festival de ski de fond des Laurentides doit servir à créer éventuellement une vague humaine qui déferlera de Val-David jusqu'au Parc régional de la Rivière-du-Nord.

| Des articles de Martin Smith |
À cause des conditions climatiques récentes, la vague de 2004 ressemblera davantage à une vaguelette qu'à un raz-de-marée pour cet événement qui en est à sa première présentation.
Une centaine de préinscriptions ont été enregistrées même si la pluie et le temps doux des derniers jours ont fait vaciller la flamme de la pratique du ski de fond.
« Ce premier événement se veut un banc d'essai, car nous avons été en retard dans la mise en place, indique Rémi Brière, directeur de Loisirs Laurentides. On espère en venir assez rapidement à attirer plus de 500 personnes sur le pare linéaire lors du festival. »
Jeudi et vendredi, quelques petits centimètres de neige sont tombés, mais celle-ci est tellement transformée que le klister sera obligatoire dimanche pour des conditions qu'on prévoit glacées.
Inscriptions sur place
Les plus braves défieront les conditions pour conserver le momentum d'une belle saison.
La porte du P'tit Train du Nord reste ouverte jusqu'à la dernière minute. On peut encore s'inscrire demain matin aux points de départ des trois épreuves du festival, à savoir Val-David pour le 40 km, Sainte-Adèle pour le 25 km et Prévost pour le 10 km.
« On veut faire grandir l'événe- ment, note Rémi Brière. Il n'y a pas de chronomètre, les gens viennent skier en famille, avec des amis, par équipe... L'idée, c'est de stimuler la pratique du ski de fond grâce à un grand événement populaire. »
On veut aussi nourrir la riche histoire du ski de fond laurentien.
« Aucune région au Québec ne possède une aussi longue tradition de ski de fond, fait remarquer Jacques Allard. Notre histoire est déjà centenaire alors qu'ailleurs, le ski nordique est à peine vieux d'un demi-siècle. »
À cet effet, les promoteurs de la région ont pris des initiatives pour varier l'offre, refusant de se reposer sur les lauriers d'une région qui compte 900 km de sentiers tracés et plus de 3 000 km de sentiers hors piste.
« Les propriétaires de centres ont travaillé sur les acquis plutôt que de grossir, dit Allard. Par exemple, quand Le P'tit Train du Nord est arrivé sur la scène, il n'y avait presque pas de pistes de pas de patin dans les Laurentides. Maintenant, c'est devenu un incontournable. »
Offre variée
En fait, l'offre régionale est devenue tellement variée que Le P'tit Train du Nord est en train de connaître sa première saison de baisse de vente de billets quotidiens après neuf saisons consécutives d'augmentation.
« Le parc linéaire est comme une autoroute où les gens viennent quand le temps n'est pas bon ou qu'ils ont envie d'un bain de foule, souligne Allard. On a l'impression de vivre une baisse à cause des améliorations apportées sur les routes secondaires. Le produit est meilleur et plus diversifié à L'Estérel, à Mont Tremblant avec le Domaine Saint-Bernard ainsi que chez les autres membres du Regroupement de ski de fond des Laurentides. »
L'ère de l'amateurisme est révolue. Les structures bénévoles ont fait place aux permanentes. Il a évidemment fallu un changement de mentalité de l'adepte du ski de fond pour permettre en moins d'une décennie cette évolution marquée.
« C'était gratuit à Mont-Tremblant jusqu'à il y a cinq ans, mais ils ont autant de monde maintenant même s'ils demandent 12 $ pour une journée parce qu'ils peuvent garantir la qualité de leur produit », souligne Jacques Allard.
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