28 janvier 2004
Premier biathlète canadien à décrocher
une médaille d'or à un championnat du monde
Après avoir conquis la première médaille d'or masculine du Canada à un championnat du monde de biathlon, le Québécois Jean-Philippe Le Guellec a bien l'intention de continuer à viser dans le mille.

| Des articles de Martin Smith |
« Jeudi, ce sera la poursuite et comme je partirai avec une très bonne avance sur mon plus proche rival, c'est sûr et certain que je viserai une autre médaille d'or », a dit ce jeune homme de 18 ans, originaire de Lorraine.
Cette remarque, faite dans le cadre d'une conversation téléphonique, ne témoigne pas d'un excès de confiance ou d'un tempérament de fanfaron.
« J'ai été le premier surpris de conquérir ce titre de champion du monde jeunesse puisque je visais un Top 15, a dit Le Guellec. Quant à un podium, mes amis y croyaient bien plus que moi ! »
Le Guellec a géré différemment le sprint (7,5 km) après avoir pris le 4e rang de l'épreuve individuelle (12,5km) - et raté l'or par un seul tir - en lever de rideau de ce championnat du monde qui se tient dans la région française de Haute-Marienne vanoise.
« Sur cette distance plus courte, j'ai tout donné en ski et comme j'ai beaucoup amélioré ma technique, ma vitesse et ma force au cours de la dernière année, la stratégie a été payante », a dit Le Guellec.
Après avoir raté 4 cibles sur 20 dans l'épreuve individuelle, le jeune biathlète québécois a raté une seule des 10 en sprint pour finir au ler rang d'un peloton relevé de 80 concurrents. Qui plus est, avec une très confortable avance sur le médaillé d'argent slovène Klemer Bauer (35,1 secondes) et le médaillé de bronze norvégien Stian Navik (37,8 secondes).
Progression fulgurante
La progression de Le Guellec est fulgurante. Un an plus tôt en Pologne lors de l'édition précédente du championnat du monde jeunesse, il avait pris le 33e rang de l'épreuve individuelle et le 26e du sprint. Progression d'autant plus incroyable que le jeune homme, entraîné par Daniel Lefebvre au Centre national de Valcartier, a commencé à faire du biathlon il y a seulement cinq ans.
« Auparavant, j'avais seulement tiré à la carabine en jouant à la guerre avec mes amis, dit-il en riant. Quant au ski de fond, j'avais fait des sorties en famille comme un peu tout le monde, mais sans plus. »
L'exploit de Le Guellec, double gagnant du trophée Myriam-Bédard, est magistral. Qu'un Nord-Américain se permette de battre tous les Européens sur leur terrain dans une discipline où ils monopolisent les podiums est un fait d'armes incontestable. « C'est aussi le fun que l'Américain Benjamin Byrne ait pris le 4e rang, a-t-il fait remarquer. Ça montre qu'on est dans la game.»
Les autres concurrents québécois ont enregistré les performances suivantes: Marc-André Bédard 27e (à 2 min 21,2 s), Maxime Leboeuf 30e (à 2 min 25,2 s) et François Leboeuf 59e (à 4 min 19,5 s).
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