22 janvier 2004L'affluence des belles années
Le responsable du service à la clientèle au parc du mont Saint-Bruno, Jean Chaput, n'en revenait pas de l'affluence pour la pratique du ski de fond en fin d'après-midi dimanche dernier. « C'est notre plus grosse journée des 20 dernières années ! », a-t-il affirmé.

| Des articles de Martin Smith |
On est passé plus de 1 600 véhicules à la guérite d'entrée, ce qui se traduit par plus de 3 000 personnes sur les pistes, a-t-il indiqué. On se croirait revenu aux belles périodes des années 1970 et 1980 ! »
Au Québec comme au Canada, le ski de fond a vécu ses heures de gloire à cette époque.
« C'est difficile à croire, mais il se vendait 1,2 million de paires de ski de fond par année au pays, au début de la décennie 1970 », a souligné pour sa part Pierre Langevin, directeur de marques chez Igloo Vikski, un des plus gros importateurs d'équipement de ski de fond et de ski alpin au Canada.
Depuis, ses statistiques ont fondu comme neige au soleil. En 1989 on écoulait encore 280 000 paires de ski de fond au pays, mais le fond du baril a été atteint au milieu de la décennie suivante alors que les ventes canadiennes se sont élevées de peine et misère à 50 000 paires.
« Heureusement, la croissance est soutenue depuis trois ans, a ajouté Langevin. Il s'est vendu 82 000 paires de ski de fond, l'hiver dernier. »
Améliorations intéressantes
La recrudescence de popularité du ski de fond n'a pas été constatée uniquement au mont Saint-Bruno. Le directeur des opérations de Parcs Québec note des « améliorations intéressantes » qui ne peuvent être expliquées uniquement par la température.
« Dans des grands parcs nationaux comme Orford, Saint-Bruno et Oka, on a observé des augmentations allant de 50 % à 100 % entre les mois de décembre 2002 et 2003 », a révélé Aubin Rouleau.
Exemples de ces augmentations mensuelles sur le plan des jours-ski : de 13 000 à 19 000 pour Orford, de 5 000 à 15 800 pour Saint-Bruno, de 530 à 3 800 pour 0ka et de 800 à 1 400 pour Yamaska.
« La multiplication des centres publics et privés, avec des pistes tracées et bien maintenues, a facilité l'accès au ski de fond dorénavant vendu comme activité plutôt que comme sport, a noté Pierre Langevin. Par ailleurs, les innovations technologiques en ont rendu la pratique plus facile et plus confortable. »
Les responsables des divers centres multiplient d'ailleurs les initiatives pour être toujours plus user-friendly afin de faciliter l'agrément des adeptes du ski de fond. C'est ainsi qu'au parc du mont Saint-Bruno, les pistes resteront ouvertes jusqu'à 21 heures les mardi et mercredi, et ce, jusqu'au 25 février.
« On veut encourager les gens, a expliqué Jean Chaput. Si la tendance se poursuit, on pourrait atteindre les 20 000 jours-ski au cours du seul mois de janvier ! »
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