10 janvier 2004


André Renart a participé aux Jeux olympiques de Montréal comme membre de l'équipe de quatre de couple en aviron.
Son fils Vincent rêve d'imiter son père en participant aux J.O. de Turin en 2006 ou de Vancouver en 2010.
photo : Alfred Lanctôt

De L'Auberge du P'tit Bonheur aux J.O. de Montréal

Le singulier parcours
du fondeur André Renart

Parc du Mont-Orford
Les parents ont un rôle primordial à jouer pour transmettre l'amour de la pratique du sport aux enfants, mais le bagage génétique prend irrémédiablement le dessus sur la route impitoyable de la compétition.

Des articles de Martin Smith

André Renart l'a d'abord compris en vivant son propre parcours sportif de haut niveau, puis l'a confirmé en regardant aller son fls Vincent.

Un des tout premiers moniteurs de ski de fond dans les Laurentides - à L'Auberge du Ptit Bonheur à la fin des années 1960-, il s'est mis à l'aviron en solitaire après avoir vu l'équipe de France s'entraîner sur le lac Quenouille en vue du championnat du monde de 1968, qui se tenait à Saint Catharines, en Ontario.

Doté d'une capacité cardio-vasculaire hors du commun et d'un besoin insatiable de dépassement de soi, Renart a abouti aux Jeux olympiques de Montréal, en 1976, comme membre de l'équipage canadien de quatre de couple.

« Ça me paraît évident que, si tu n'as pas de succès en bas âge, c'est difficile d'aimer la compétition, note-t-il. Si tu gagnes, ça te motive à continuer. Si tu perds souvent, ça change la perspective. »

C'est ce qu'il appelle la « grande roue de l'élimination ».

L'appui aux enfants
Ayant réalisé ses plus grands rêves grâce à son expérience olympique, André Renart n'a pas déplacé inconsidérément ses aspirations sur ses enfants Geneviève et Vincent. Cependant, quand ils ont démontré de l'intérêt pour le ski de fond à un très jeune âge, le paternel les a appuyés et encouragés comme il le faisait avec les autres jeunes qu'il s'est mis à entraîner en Estrie, où il s'est installé après les Jeux olympiques de Montréal.

« On allait régulièrement à Québec pour participer au circuit de la relève où Vincent s'est rapidement illustré, souligne André Renart. Il bénéficiait du fait d'avoir toujours pratiqué le ski avec des gens plus âgés. Sa technique était très avancée. »

Dans le sang...
Néanmoins, le modèle paternel n'était jamais très loin et a continué à inspirer le fils. André Renart s'est mis au triathlon en ne faisant encore rien à moitié.

« Je suis devenu champion national dans ma catégorie d'âge, indique-t-il. A 45 ans, je battais même des jeunes de 25 ans ! »

Ayant atteint ses objectifs et ne trouvant plus de motivation pour s'entraîner quatre ou cinq heures par jour, André Renart s'est cherché une occupation qui lui prendrait autant de temps.

«Je me suis mis au golf, mentionne-t-il. Je joue de 100 à 120 rondes par saison et j'ai baissé mon handicap jusqu'à 10 coups. C'est plus fort que moi, je dois constamment m'améliorer. »

Vincent Renart a vraiment de qui tenir !


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