10 janvier 2004
Parc du Mont-Orford
Si la foi peut déplacer les montagnes, l'exemple sportif, lui, peut
rallier un région et faire vibrer une montagne.

| Des articles de Martin Smith |
Un lien vital, presque organique, s'est ainsi développé depuis une bonne décennie entre la famille Renart, le ski de fond et le parc du mont Orford. Un lien étonnant car, habituellement, on se contente d'être présent dans l'entourage de nos jeunes vedettes sportives quand elles savourent leurs moments de gloire.
On braque sur eux les faisceaux de l'actualité au retour d'un triomphe lors d'un championnat du monde ou d'une présentation des Jeux olympiques. Autrement, ils vivent presque toujours anonymement leur passion, tant les sacrifices qu'elle leur impose que les joies qu'elle leur apporte.
Parfois, comme dans le cas des Renart, le modèle est vite adopté et fait des petits qui grandissent, grandissent...
Inspiration, motivation
Entraîné par son père André, le jeune Vincent Renart a inspiré les parents d'autres enfants de la région du mont Orford, qui ont pris en main à la fois leurs sorties hivernales et le développement de leur terrain de jeu.
« Le club de ski de fond comptait une vingtaine de membres au début des années 1990 alors que, cet hiver, nous allons atteindre le cap des 400, indique le président Jean Pinard. André Renart a été une source d'inspiration pour les parents du coin et Vincent a été un moteur de motivation pour les jeunes. »
Plus que des médailles
Une des premières écoles du programme Jackrabbit a vu le jour à Orford au cours de l'hiver 1990-1991. Puis, les jeunes ont voulu avoir des compétitions à domicile plutôt que de devoir s'exiler pour se mesurer aux meilleurs du Québec.
Les membres du club et ses nombreux bénévoles ont relevé les défis successifs d'organiser annuellement une loppet, puis la finale régionale des Jeux du Québec, puis une Coupe du Québec et, enfin, une Coupe Canada. Plus de 500 fondeurs sont inscrits à l'une ou l'autre des épreuves qui s'y dérouleront aujourd'hui et demain (si le froid le permet...)
« Plus de monde, ça veut dire plus d'équipement, donc plus d'entretien et de développement des pistes, souligne André Renart. Le club a beaucoup contribué au développement du ski de fond dans le parc du Mont-Orford. »
Les médailles et trophées, récoltés par Vincent Renart, n'auront pas seulement servi à décorer la maison familiale, ils auront aussi aidé à faire de ce parc national un des plus beaux terrains de jeux d'hiver au Québec.
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