9 février 2003

160 jeunes de 4 à 13 ans inscrits au programme Jackrabbit

La plus grande école de ski de fond
du Québec se trouve à Saint-Bruno

Le dernier arrivé devra faire la danse du canard mouillé ! » Viviane sait comment motiver ses Jeannot Lapins...

Des articles de Martin Smith

Il est 9h 15 du matin et une scène du genre se répète chaque samedi et chaque dimanche depuis cinq semaines au centre de ski de fond du mont Saint-Bruno. A vingt minutes du pont Jacques-Cartier, on retrouve la plus grande école d'initiation au ski de fond de la province.

Environ 160 jeunes y sont répartis selon leur groupe d'âge: chez les Jeannot Lapins, pour les 4 à 6 ans, chez les Jackrabbits pour les 7 à 9 ans, et chez les Lièvres coureurs pour les 10 à 13 ans.

Le temps de l'évaluation finale sera déjà venu le week-end prochain où plus de 500 jeunes de tous les coins du Québec sont inscrits à un programme officiel Jackrabbit.

En attendant, à Saint-Bruno, les jeunes apprennent, en s'amusant, les rudiments d'une discipline sportive à la technique un peu rébarbative.

«Personne ne chiale à ce sujet-là», assure Louis Lamarre, ancien fondeur de compétition, dont les trois enfants, Catherine, Clovis et Henri, sont inscrits à l'école de Saint-Bruno.

Le benjamin fait preuve d'un enthousiasme contagieux pendant les exercices de l'entrainement initial. À quatre ans, Henri court à droite et à gauche en riant, skis aux pieds et sans bâtons dans les mains.

Puis, tandis que Viviane et sa collègue Andréanne tentent de faire mettre en rang leurs petits lapins, il entonne une chanson entraînante : Au clair de la lune, j'ai pété dans l'eau...

Leçon de vie
Les exercices sont sous le signe de la bonne humeur autant chez les tout-petits que chez leurs aînés. À courte distance du groupe des Jeannot Lapins, les Jackrabbits écoutent les directives de Louis-Martin.

Beau garçon, le moniteur se fait obéir au doigt et à l'oeil par les jeunes filles...

Chez les Jackrabbits aussi, de nombreux exercices sont effectués sans bâtons «pour développer leur sens de l'équüibre», explique le moniteur.

Les jeunes jouent à la tag, s'accrochent dans leurs longs skis, se relèvent à toute vitesse pour ne pas laisser échapper leur proie.

Il n'y a pas d'âge pour apprendre le ski de fond. Bien sûr, la compétition avec le hockey, le ski alpin et la planche à neige est féroce, mais pas insurmontable.

« Quand ils parlent de leurs sorties de fin de semaine, les enfants se font parfois dire que le ski de fond, c'est poche, raconte Louis Lamarre. Cependant ils ont toujours hâte de retourner sur les pistes à l'approche de la fin de semaine. »

Qui plus est, dans une société où les jeunes ont tendance à ériger en dogme la loi du moindre effort, le ski de fond offre une leçon de vie indéniable. Les jeunes y apprennent que les récompenses (les descentes...) arrivent seulement après avoir fourni des efforts des montées...) Une proposition révolutionnaire de nos jours, mais qui sera absorbée en douceur dans le programme Jackrabbit!


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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