22 novembre 2003
Cinq Québécois affrontent la plus exigeante
épreuve de vélo de montagne du monde...
En sport ou en loisir comme dans toute entreprise de la vie, l'Eldorado des uns se transforme souvent en Waterloo pour d'autres.

| Des articles de Martin Smith |
Près de 500 kilomètres à avaler en trois petits jours dans la boue, la pierraille, la jungle, la chaleur, la pluie...
L'itinéraire reproduit la piste que les conquistador espagnols ont mis vingt ans à développer au milieu du XVIe siècle!
Près de quatre siècles et demi plus tard, trois des cinq Québécois partis à la recherche d'un dépassement de soi en vélo de montagne ont dû s'avouer vaincus avant d'avoir pu mener l'entreprise à terme.
Serge Dessureault et René Constantineau, pompiers araignées montréalais, ont déclaré forfait dès la première journée, une étape de plus de 160 kilomètres, menant les concurrents à 1200 mètres d'altitude.
Dessureault a été paralysé par un bris mécanique, la rupture d'une pièce du dérailleur arrière. Constantineau, lui, s'est fêlé une côte en allant embrasser un arbre.
Un troisième larron ayant connu son Waterloo est Bruno Dagenais, propriétaire d'une boutique de vélo montréalaise, pour cause de genou enflé et douloureux.
En fin de compte, seuls les doyens du groupe, Pierre Roy et Maurice Beauséjour, tous deux jeunes quinquagénaires, ont complété l'épreuve.
Est-ce à dire que la valeur attend plus souvent qu'autrement le nombre des années?
Quoi qu'il en soit, les raids de vélo de montagne représentent une belle occasion de se mesurer à soi-même et à la nature.
On en trouve des formidables à l'échelle internationale et des corsés ici même au Québec. Le choix est limité, mais intéressant.
À vos montures, prêts...
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