16 février 2002
Une journée de repos n'a jamais fait de tort à personne. Bien au contraire, comme Beckie Scott en a fait la preuve hier.

| Des articles de Martin Smith |
Regaillardi par une journée de congé de fond, je glissais sur la neige glacée des allées du Country Club avec un allant retrouvé et un klister efficace.
Pendant ce temps, la fondeuse albertaine écrivait une page de l'histoire olympique canadienne à Soldier Hollow.
Sa médaille de bronze en poursuite a suivi une 6e place au 10 km classique, trois jours plus tôt, et... un forfait en lever de rideau lors du 15 km libre.
Une démonstration de puissance dans le sprint final a permis à Scott de devancer la Tchèque Katerina Neumannova, médaillée de bronze du 15 km libre.
Pas de photo finish nécessaire, mais une différence minuscule d'un dixième de seconde à la ligne d'arrivée. L'équivalent d'une spatule de ski...
Le repos n'explique cependant pas tout des excellentes prestations des fondeurs nord-américains lors de ces 19es Jeux d'hiver.
« C'est quand même spécial », note Donald Farley, lui-même au repos jusqu'au sprint de mardi prochain.
Trois fondeurs américains dans les 22 premiers au 15 km classique. Trois Canadiennes parmi les 25 premières au 10 km classique. Puis, Sara Renner au 19e rang dans la poursuite qui a valu une première médaille olympique au Canada en ski de fond.
À l'opposé, les Italiens, eux, sont cantonnés au-delà des 25 premiers rangs. Pas de Scandinave sur les deux premiers podiums...
« L'altitude a probablement un rôle à jouer puisqu'on est à 1 900 mètres au-dessus du niveau de la mer», avance Farley.
« Mais j'ai vraiment l'impression que les mesures antidopage plus sévères ont eu un bon effet de dissuasion. »
Si Donald le dit, faut le croire.
Moi, je suis plutôt mai placé pour porter un tel constat. Depuis bientôt deux semaines, le seul rival que je croise sur les allées de golf enneigées est un écureuil gris.
Comme il est plutôt rachitique en cette saison, je suis convaincu qu'il ne bouffe pas de suppléments nutritionnels. À moins qu'il cache vraiment bien son jeu. Peut-être se prénomme-t-il Didier?
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Note du webmestre : Didier, en référence à Didier Gailhaguet, président de la Fédération française des sports de glace et chef de la délégation de France aux 19e Jeux d'hiver, vrai coupable, selon plusieurs, des magouilles ayant mené à l'attribution d'une médaille d'argent à David Pelletier et Jamie Salé en patinage artistique le 11 février. Situation corrigée par l'attribution d'une médaille d'or le 15 février, qui fait la manchette de tous les médias canadiens.
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