
Le blogue de la TDLG, 27 février 2011

| Des articles de Martin Smith |
La devise de la TDLG a été particulièrement mise en valeur lors des deux journées centrales de l’édition 2011 quand les 175 fondeurs ont quitté les Chic-Chocs et le parc national de la Gaspésie pour retourner vers le fleuve, plus précisément vers Marsoui, puis, 24 heures plus tard, parcourir l’arrière-pays de Petite et Grande-Vallée.
Une quinzaine de centimètres de belle neige poudreuse tombée pendant la nuit de lundi à mardi, une température avoisinant les moins 10 degrés Celsius et un parcours composé de dix kilomètres de faux plats ascendants puis de trente kilomètres de faux plats descendants ont créé un environnement permettant de vraiment «glisser vers le pur plaisir».
Depuis le début de cette édition de la TDLG, les conditions sont vraiment gagnantes. Tout baigne dans l’huile pour Claudine Roy et son organisation qui peuvent enfin relaxer (un peu…) après trois saisons difficiles où les situations compliquées à gérer ont été bien plus nombreuses que les occasions de suivre sans problème le plan établi longtemps d’avance.
Bateau pris dans les glaces, manque de neige et températures trop élevées, pluie, bourrasques de vent violentes… Les obstacles se sont accumulés comme les grains sur le chapelet de monseigneur Gilles Ouellet, évêque de Rimouski et de Gaspé ainsi que protecteur spécial de la TDLG auprès des plus hautes instances.
Cette année, la TDLG se déroule comme un long fleuve tranquille avec des parcours parmi les plus beaux qu’il ait été permis de skier depuis les débuts de l’événement en 2003.
L’accueil des fondeurs à leur arrivée au Centre récréatif Marsoui en témoignait amplement car elle était enjouée et festive, chaque nouvel arrivant recevant une salve d’applaudissement nourrie dans la salle communautaire du sous-sol.
Il y avait de l’électricité dans l’air comme si le groupe se retrouvait collectivement dans le haut de sa courbe biorythmique. À une exception près, un cas de basse pression combinée à de l’hypothermie, causée par une mauvaise préparation alimentaire et vestimentaire, qui a valu à son auteur d’aller passer quelques heures en observation à l’hôpital de Sainte-Anne-des-Monts.
Une rare exception de problème de santé dans les neuf ans d’existence de la TDLG qui prouve une fois de plus qu’il faut toujours respecter la nature. Et respecter ses propres limites.
Le lendemain, après une nuit passée à Petite-Vallée, un autre beau parcours d’une quarantaine de kilomètres dans un arrière-pays très valloneux et plein de conifères en bonne santé nous attendait de pied ferme.
La région ayant reçu 70 centimètres de belle neige lors des deux journées précédentes, le tapis était de toute première qualité pour créer un paysage inoubliable, mais il aurait fallu repasser pour s’en souvenir comme une journée de glisse parfaite dans ce pays parsemé de miradors (caches) pour la chasse à l’orignal. Et la température de moins 12 degrés Celsius a créée des conditions parfaites pour s’en donner à coeur joie entre Grande-Vallée et Petite-Vallée.
Mais, y’a des journées comme ça où les jambes sont lourdes et où la force de l’inertie complique beaucoup la vie du fondeur qui a quelques dizaines de kilomètres à parcourir.
On se retrouve alors à faire la conversation aux fermeurs en attendant que l’organisme reprenne des forces et son allant naturel pour se mettre à skier avec plus de conviction.
C’est ce qui m’est arrivé. Le déclic, produit par l’entrée en action des endorphines, est survenu aux alentours du vingtième kilomètre.
Le pas alternatif est devenu plus fluide, la joie de passer la journée en plein air sous le soleil a ajouté du carburant au moteur et l’usine à endorphines s’est mise en mode de production intensive. Ce qui a permis un retour à la case… pur plaisir!
Même après une journée de ski qui a duré un peu plus de huit heures pour certains, les sourires étaient de mise à l’heure du souper.
Et resteront accrochés aux lèvres des fondeurs jusqu’à l’heure du retour à la maison car cette édition de la TDLG restera gravée dans les mémoires comme une des plus réussies, sinon LA plus réussie de toutes!
page mise en ligne par SVP

Consultez
notre ENCYCLOPÉDIE sportive