
Le blogue de la TDLG, 21 février 2011

| Des articles de Martin Smith |
Internautes, amateurs de blogues, fans de la TDLG, considérez-vous salués !
Je m’appelle Martin Smith.
Je suis un amoureux de la Gaspésie et un très grand fan de la Traversée de la Gaspésie à laquelle je participe pour la septième fois.
Je suis aussi un journaliste de RueFrontenac, ce site Web créé par les employés en lock-out du Journal de Montréal.
Par pure coïncidence, j’étais à bord du CTMA Vacancier dans le port de Montréal en attente d’un largage des amarres, le 24 janvier 2009, quand j’ai appris que Pierre-Karl Péladeau me jetait dans la rue ainsi que 252 autres membres de mon syndicat.
Jamais je n’aurais cru à ce moment-là que je finirais par participer aux deux éditions subséquentes de la TDLG en étant toujours «dans la rue», mais tel est malheureusement le cas.
Cependant, comme le veut le proverbe, «à quelque chose, malheur est bon» et me voilà donc promu blogueur officiel de cette 9e édition du plus bel événement hivernal de tout le Québec.
C’est un immense plaisir de me voir confier ce mandat que j’espère remplir avec une verve qui vous plaira. Vous pouvez imaginer facilement que pour les vétérans comme moi, chaque retour à la TDLG est l’occasion de ressasser tous les souvenirs qui s’entrechoquent. Normal après tout puisque le départ s’effectue souvent dans les Chic-Chocs au Gîte du Mont-Albert.
Ça me fait penser à un ami qui doit en être maintenant à une trentième présence au Marathon canadien de ski, cet autre événement-phare de l’hiver québécois au cours duquel plusieurs centaines de fondeurs se paient un sortie d’un peu plus de 150 kilomètres en deux jours entre Lachute et Gatineau.
Je lui avais demandé où il puisait la motivation d’y retourner année après année. «J’ai des amis qui viennent d’un peu partout dans le Québec pour participer au Marathon et c’est la seule occasion qu’on a de se voir à chaque année, m’avait-il répondu. Je les aime beaucoup mais nos vies font en sorte qu’il n’y a pas d’autre moment pour se parler et prendre les plus récentes nouvelles.»
C’est aussi devenu une très grande source d’inspiration pour moi. Et je suis très certain de ne pas être le seul à ressentir ce sentiment. Juste à voir la chaleur des retrouvailles pour s’en convaincre.
Dans mon cas, c’est toujours avec grande joie que je retrouve les piliers de l’organisation de la TDLG comme la fougueuse présidente fondatrice Claudine, son bras droit Hélène Francoeur, des invités de marqyue comme Isabel Richer et Julie Payette, ainsi que tous ceux et celles qui gravitent dans la constellation de la Traversée.
Mais, on a toujours une ‘tite gang avec qui on se tient plus souvent. La mienne est composée de mon ami Serge Dessureault, le pompier montréalais qui a été le premier Québécois à gravir l’Everest par la route du Tibet, ainsi que de Mario «Boréale» Fournier, de Matane, et de Gilles Duchesne, «le capitaliste de Rimouski». Cette année, j’ai vraiment «branlé dans’l'manche» avant de m’inscrire car des circonstances particulières ont fait en sorte que je n’avais pas parcouru le moindre petit mètre de ski de fond depuis le début de cet hiver pourtant très enneigé. Mais la force de l’amitié et l’envie de revoir tous ces visages connus ont été irrésistibles… pour mon plus grand bonheur.
En effet, cette édition de la TDLG s’annonce être une des plus belles de la jeune histoire de l’événement aux chapitres de la température et de l’abondance de neige. Faut dire que nous n’avions pas été gâtés, particulièrement lors des deux dernières années, et que jamais je n’avais été en mesure de porter mon compteur de kilomètres à 357 pendant les six jours d’une TDLG, comme ça avait été le cas lors de ma première présence en 2004.
Cette année, le départ s’est effectué sur les chapeaux de roues. Les mieux préparés et les plus audacieux ont déjà pu se taper 50 kilomètres, ce dimanche, en suivant le parcours baptisé «Porc-Épic» puis en ajoutant un petite boucle vers les mines Madeleine. Pour ma part, les conditions étaient tellement belles que j’ai réussi à avaler un peu plus de trente kilomètres sans trop souffrir en me payant le très grand luxe d’une sieste en milieu d’après-midi, une rareté dans une semaine tédé-elgienne.
J’allais oublier une autre source de motivation majeure pour revenir à la TDLG année après année, à savoir la qualité de la bouffe. Samedi soir, on a eu droit à des pétoncles servis avec une émulsion de champagne et canneberge. Et dimanche soir, à une Rosace de la mer au beurre blanc à la lime. Après avoir brûlé d’énormes quantités de calories sur les pistes, tout le monde fait honneur à la table toujours aussi savoureuse de la TDLG.
Et dire que demain (lundi), on part vers la cuve qui mène à l’immense plateau du mont Albert. Non, je n’en démords pas. L’édition 2011, placée sous le signe de la Bolduc et de «La Gaspésie en turlute», sera un très grand cru.
On se demande comment Claudine, Hélène et tous leurs collaborateurs vont faire pour laisser un souvenir impérissable lors du 10e anniversaire de la TDLG en 2012. Une chose est sûre, la marche sera haute après la semaine qui s’en vient…
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