21 février 2010

Le secret à la TDLG : la confiance en la nature!

CHIC-CHOCS, Gaspésie – Les 225 fondeurs de la Traversée de la Gaspésie (TDLG) s’attendaient au pire avec les chaleurs prévues en cette première journée de l’édition 2010, mais il ne faut jamais rien tenir pour acquis avec la nature.

Les pistes qui mènent jusqu’au refuge des mines Madeleine, d’où on peut atteindre le mont Jacques-Cartier, étaient en parfait état et avec un peu de chance, plus le bon flair pour choisir le bon fart de poussée, la première journée de ski de fond s’est révélée un franc succès.

« On a tendance à toujours redouter la nature, mais elle est habituellement très bonne pour les fondeurs, a dit Serge Dessureault, ce lieutenant pompier montréalais qui a été le premier Québécois à conquérir l’Everest par la voie du Tibet. Mais que ce soit en ski de fond ou en alpinisme, il faut bien l’écouter. Si on fait fi de cette écoute, c’est là que ça devient dangereux. »

À la TDLG, les fondeurs ont même dû être présents à une conférence du Centre de l’avalanche de la Haute-Gaspésie, pour se préparer au pire, même si les sentiers empruntés dimanche ne passaient près d’aucune zone à risque.

« On a beau être seulement dans les Chic-Chocs, c’est pareil comme à l’Everest, note Dessureault. Si on ne connaît pas les risques auxquels on peut faire face et si on ne sait pas quoi faire quand ils se produisent, on multiplie les probabilités d’y rester. »

Autre apôtre de la confiance à mettre en la nature, le célèbre entomologiste Georges Brossard, un habitué de la TDLG et un amant inconditionnel des régions du Québec où il multiplie les conférences pour aider les jeunes à développer leur propre… confiance.

« Il faut arrêter de chiâler, lance-t-il. Pourquoi ne peut-on pas être heureux avec ce qu’on a ? Vous voudriez plus de neige parce que vous êtes en Gaspésie ? Il n’y en a pas assez à votre goût ? Si vous étiez à Montréal ce soir, vous devriez sortir votre parapluie parce qu’il pleut… »

Dans le courant de la journée, les précipitations dans le parc national de la Gaspésie ont parfois pris des allures de gouttes de pluie, mais les fondeurs ont aussi eu droit, près du refuge des mines Madeleine, à des rafales de vent qui les ont empêchés de monter pour tenter de se rendre au sommet du mont Jacques-Cartier.

Néanmoins, une première « promenade » d’un peu plus de 30 kilomètres a fourni à tous les participants l’envie de skier à fond pendant les prochains jours.

À ce sujet, les fondeurs et responsables de la TDLG ne cessent d’entendre dire que les parterres sont au gazon tout le long de la baie des Chaleurs. On a beau accrocher les chapelets sur les cordes à linge et avoir envie d’arrêter de chiâler comme le prône Georges Brossard, il reste que le plat principal de la Traversée de la Gaspésie, aussi placée sous le signe de la culture soit-elle, est le… ski de fond.

Le moulin à rumeurs laisse croire qu’un « plan C » pourrait comprendre un retour dans les Chic-Chocs, une région qui revendique quatre « C » et où la neige est la matière première de l’économie hivernale.

C’est la grâce que se souhaitent toutes les recrues et tous les vétérans de la TDLG. Vive la neige… et la confiance en la nature !

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