20 février 2010

Détente et plaisir assurés à la Traversée de la Gaspésie en ski de fond

GÎTE DU MONT-ALBERT, Chic-Chocs – L’attrait de la Traversée de la Gaspésie ne se dément pas. Plus de 200 personnes ont répondu présent pour vivre la 8e édition de cette semaine de ski de fond, placée cette année sous le signe de la Gaspésie comme « terre de culture ».

On se souviendra que l’édition précédente, tenue à la fin de janvier 2009, avait connu un retentissement international alors que le navire CTMA Vacancier et près de 500 personnes – participants et équipage – à son bord étaient restés prisonniers des glaces pendant 24 heures au large du quai de Matane.

Les probabilités que cet incident se reproduise en 2010 sont nulles puisque la TDLG, comme on l’appelle communément, est de retour sur terre avec deux jours dans les magnifiques Chic-Chocs pour bien commencer l’aventure, puis un déménagement vers la baie des Chaleurs pour poursuivre l’aventure de Carleton-Maria jusqu’à Gaspé.

L’aventure débute aujourd’hui, les participants convergeant vers le splendide Gîte du Mont-Albert, joyau de la SEPAQ situé en plein cœur du parc national de la Gaspésie.

En cet hiver aux allures printanières où la neige fait cruellement défaut un peu partout au Québec, on s’attend à pouvoir faire du beau ski dans le parc national de la Gaspésie, où il est tout de même tombé près de trois mètres de neige depuis le début de l’hiver.

« Il y a de la neige en masse, affirme la fondatrice de la TDLG, la très dynamique Claudine Roy. Les sommets sont super-enneigés. Dans la baie des Chaleurs, les parcours qu’on va emprunter sont skiables. De toutes façons, on est prêts à tout avec des plans B, C et D… »

Autre aspect important de toute sortie prolongée en ski de fond, la température. On craint habituellement le froid, mais les probabilités de voir des cas d’hypothermie sont nulles puisqu’on prévoit des températures proches de zéro, et même un peu au-dessus, pendant toute la semaine.

« En huit ans, c’est la première fois qu’on va avoir autant de chaleur, note Claudine Roy. Les fondeurs préfèrent un peu plus de froid, mais mon fils Clovis m’a rassurée en me disant : Maman, tout le monde va préférer + 3° plutôt que - 40. Et puis, la nature, c’est toujours l’aventure. Alors, on va s’adapter… »

Dans de telles conditions, les fondeurs vont devoir travailler fort pour avancer, grimper et glisser s’ils espèrent boucler les plus longs parcours prévus chaque jour et ainsi terminer la semaine avec un peu plus de 240 kilomètres au compteur.

Pour la grande majorité des Québécois, choisir d’investir 1 600 $ pour aller passer une semaine dans le froid et la neige, tout en vivant dehors à longueur de journée en poussant sur des skis de fond, relève de la pure folie.

Dans ce beau pays qui est le nôtre, on prend plus spontanément la direction du sud pour aller se détendre et oublier les habituelles rigueurs de l’hiver. Ce n’est manifestement pas le cas de tout le monde. Quelques irréductibles amants de la vie nordique ne manqueraient pour rien au monde le rendez-vous auquel « Clo » les convie depuis l’édition initiale en 2003.

« Pour moi, tout se résume par les aspects santé et amitié », raconte Gilles « Bonno » Charbonneau, âgé de 63 ans, qui a manqué une seule TDLG et est aussi un incontournable de la Traversée des Laurentides puisqu’il vient d’y signer une 27e présence.

« Retrouver du monde une fois par année, c’est d’autant plus agréable que les fondeurs, c’est de la bonne compagnie. Et puis, il y a la motivation d’être en forme pour être capable de retourner skier année après année. J’ai été très marqué par le fait de voir le célèbre « Jackrabbit » Johannsen sur ses skis à l’âge de 104 ans. »

Une 6e édition pour le journaliste de Rue Frontenac
Pour ma part, j’en serai à une sixième présence à cet événement qui marque mes hivers et avec lequel je suis tombé en amour dès mon initiation en 2004.

Les souvenirs sont merveilleux, sauf celui du départ de l’édition 2009 qui restera toujours gravé de façon particulière dans ma mémoire puisqu’il a coïncidé avec le début du lock-out au Journal de Montréal.

On ne me croyait pas quand j’avais alors prédit que je retournerais à la TDLG en étant encore dans la rue avec mes 252 collègues lock-outés. Voilà qui est fait.

Il y a un peu plus d’un an, les participants à la TDLG 2009 avaient manifesté leur soutien à notre égard en acceptant de se faire poser avec une banderole portant le nom de notre site Web qui a pris du galon depuis.

Treize mois plus tard, me voilà donc de retour dans les superbes Chic-Chocs pour tenter d’oublier le conflit de travail qui dure depuis le 24 janvier 2009 et pour retrouver des amis et des connaissances avec qui je prévois vivre une semaine de pur bonheur.

Je vous convie donc à nous suivre dans cette belle Gaspésie dont les attraits deviennent encore plus saisissants en hiver et dont l’appel est irrésistible. Je tenterai de décrire sur une base quotidienne et du mieux que je peux, à l’aide de textes et de photos, cette merveilleuse aventure que promet d’être la TDLG 2010.

Bonne lecture !

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Note du webmestre :
Rue Frontenac est la publication des journalistes mis en lock-out par la direction du Journal de Montréal, qui continuent, malgré tout, à couvrir l'actualité, pour notre plus grand plaisir.
Plein d’articles au sujet du lock-out.


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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